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Par Fabrice Cavarretta

Pourquoi la France est un paradis pour les entrepreneures

Alice Zagury © The Family
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L’entrepreneuriat, une activité masculine? L’entrepreneuriat, une activité pas porteuse en France? Quelles erreurs, quelle horreur de croire encore en ces poncifs! Erreur car la France est remarquablement propice à l’entrepreneuriat. Horreur car ces préjugés contribuent à maintenir une image terne de l’entrepreneuriat et à tenir à l’écart une population féminine. Pourtant, cette activité est réellement une source potentielle d’épanouissement et d’enrichissement (pas seulement financier) pour les femmes d’aujourd’hui.

De multiples facteurs facilitent l’entrepreneuriat en France et font l’objet de mon récent ouvrage. Certes, des obstacles existent mais ils sont contournables ou à impacts limités (par exemple la réglementation, les impôts). Les facteurs de succès, eux, sont particulièrement variés et solides: je pense en particulier à la marque France, la puissance du capital humain et la forte présence de l’État. Et notre pays offre un choix considérable de domaines d’excellences tels que le luxe, le tourisme, l’agroalimentaire, la high-tech, l’énergie, etc.

La France  fait partie d’un tout petit groupe de pays où l’emploi des femmes a été favorisé, en particulier depuis l’après-guerre.

En supposant donc que la France soit un paradis pour entrepreneur-e-s, qu’y a-t-il de particulièrement positif à la situation de la Française entrepreneure? Les études montrent suffisamment que les femmes demeurent plus assignées aux activités domestiques. Dans le domaine entrepreneurial, ces disparités sont aggravées par les deux idées erronées qu’un-e entrepreneur-e doive aimer le risque -en fait, il faut juste savoir s’en prémunir- et que les femmes seraient moins naturellement attirées par les activités à risque, alors que ceci est probablement socialement acquis.

La spécificité de la France est qu’elle fait partie d’un tout petit groupe de pays où l’emploi des femmes a été favorisé, en particulier depuis l’après-guerre. Dans l’immense majorité des autres cultures -y compris américaine- une femme ne peut décider de travailler que par besoin et non par un droit égal ni par un désir légitime d’accomplissement et d’autonomie hors de la sphère domestique. La France se distingue par son système de garde d’enfants, d’écoles maternelles, de congés maternité payés, et par son système de santé efficace et quasiment gratuit.

Au-delà de la couverture sociale, le système généreux d’aides à la française participe à rendre viable un projet entrepreneurial pour une femme. On peut soit limiter ses risques en conservant un emploi (congé de création entreprise), soit limiter son investissement en percevant des allocations chômage (démission pour création d’entreprise). Peu de pays au monde permettent ainsi de garder son emploi ou de toucher un salaire pendant 18 mois d’entrepreneuriat!

Le milieu entrepreneurial français, en particulier parisien, est dynamique, mixte, vivant.

Tous ces mécanismes de support social très robustes rendent l’entrepreneuriat au féminin moins “dangereux” à Paris qu’à New York, Londres, Tel Aviv ou Stuttgart, sans même parler de Bombay ou Rio… Il est à souhaiter que ces considérations très -trop- dépendantes du genre vienne à être de moins en moins évoquées et que les contraintes engendrées par la vie de famille soient de moins en moins l’apanage des femmes et de plus en plus également partagées.

Terminons donc de manière positive: le milieu entrepreneurial français, en particulier parisien, est dynamique, mixte, vivant. Une proportion impressionnante de positions de leadership importantes y ont été brillamment gagnées par des femmes remarquables: Marie-Vorgan le Barzic, fondatrice de Numa, le lieu de référence en innovation, Alice Zagury, fondatrice du plus gros accélérateur de start-ups, TheFamily, Valérie Senghor, patronne de l’incubateur du Centquatre ou Roxanne Varza, directrice du méga incubateur la Halle Freyssinet.

Vous le saviez déjà, vous le sentiez, alors n’hésitez plus, laissez-vous aller à vos pulsions créatrices, envisagez toutes l’entrepreneuriat, ici et maintenant!


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