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Par Georgette Sand

#TamponTax: Bientôt la fin de règles inutiles?


Après la taxe rose, la “tampon tax”. Visiblement, user de sa calculatrice n’est pas un luxe. Le nouveau lièvre? La TVA sur les protections périodiques, utilisées par quelques 14,7 millions de Françaises. En effet, ces produits -dont les femmes ne peuvent se passer- sont aujourd’hui taxés au même niveau que le caviar: 20%. À l’instar du dentifrice, alors que les produits d’absolue première nécessité – comme le Coca-Cola (sic)- le sont à 5,5%.

En France, la dépense en protections périodiques représenterait en moyenne 1500 euros dans une vie pour chaque femme… Soit une fortune, notamment pour les personnes les plus précaires qui optent souvent pour des solutions alternatives non adaptées. En interpellant directement le ministère des finances et des comptes publics, nous posons deux questions.

Voici la première: qui compose le bureau qui fixe ces taux de taxation? De notre côté, on parie sur de vieux hommes blancs qui voient cela comme un luxe: eux-mêmes n’en ont jamais acheté, voici donc la preuve de leur caractère accessoire! La seconde question est un brin plus lyrique: de simples impératifs économiques doivent-ils faire oublier l’importance de la santé publique et du bien-être des femmes, et en premier lieu bien sûr des femmes en situation de précarité?

Nous demandons que la TVA sur les tampons, serviettes et coupes menstruelles passe a minima de 20% à 5,5%, comme pour d’autres produits “de première nécessité”.

L’initiative initiale est anglaise et Laura Coryton a en quelques mois provoqué 200 000 signatures et un rendez-vous le 11 mars à Downing Street. En France, le sujet perce doucement, sans doute dû au tabou que représentent encore les règles. Et l’amitié franco-anglaise de rêver donc à une révolution européenne, où le législateur pourrait lancer un signal fort en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi en matière de santé et d’hygiène à l’heure où la crise bat si fort. Dans ces moments-là, même le dentifrice devient un sujet sérieux.

Georgette Sand appelle à une action collective transnationale, afin que le Parlement européen puisse être saisi, et demande que la TVA sur les tampons, serviettes et coupes menstruelles passe a minima de 20% à 5,5%, comme pour d’autres produits “de première nécessité” tels que l’eau, les denrées alimentaires ou les préservatifs.

Vous pouvez signer la pétition ici.


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