contributions

Article réalisé en partenariat avec le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Pourquoi notre génération a besoin de créer des entreprises qui ont du sens

Le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports lance une consultation numérique ouverte à tous pour que chacun s’exprime sur des grands chantiers tels que l’école, l’engagement et l’émancipation des jeunes, l’emploi et l’entrepreneuriat, l’égalité réelle. Cheek Magazine y participe.
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution

Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution


La jeunesse française n’a jamais autant monté de boîtes. La faute à un marché du travail fermé à triple tour et à un avenir globalement bouché, qui encourage de plus en plus d’entrepreneurs à se jeter à l’eau avec ce mantra: “Quitte à galérer, autant galérer pour ma pomme.” Combinée à un système de protection sociale généreux, qui assure un filet à tous ceux qui prennent le risque de créer une entreprise –Pôle Emploi est devenu l’investisseur n°1 des start-up françaises-, la morosité ambiante est peut-être en train de devenir une opportunité majeure pour les moins de 35 ans. Acculée à bâtir son propre chemin puisque les autres demeurent inaccessibles, la jeunesse française réinvente le rapport au boulot en y ajoutant un ingrédient fondamental à ses yeux: le sens.

Quitte à créer son propre emploi, autant y mettre du cœur.

Si cette obsession du sens fait parfois sourire nos aînés, elle est devenue le moteur principal de la plupart des carrières professionnelles aujourd’hui. Dégoûtée d’un monde de l’entreprise qui n’a pas grand-chose d’autre que des stages et des CDD à lui offrir, défiante envers un univers qui n’a jamais hésité à congédier sans préavis ses parents ou ses grands-parents, la génération précaire cherche des solutions ailleurs et invente son propre emploi. Comment permettre à ceux qui n’ont ni réseaux ni financements de créer leur entreprise? Tel est l’un des huit défis lancés par le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, auquel les internautes peuvent participer en proposant leurs idées, solutions, arguments sur le sujet.

Quitte à créer son propre emploi, autant y mettre du cœur. De la mode éthique à l’économie collaborative en passant par des circuits de fabrication responsables, les entreprises qui voient le jour ces dernières années n’échappent généralement pas à cette interrogation inscrite dans leur ADN dès la conception du projet: comment bâtir le monde de demain? Comment répondre à nos besoins et apporter des solutions qui nous ressemblent?

L’entrepreneuriat est un début de réponse apporté à tous ceux qui se sentent broyés par le marché du travail.

Difficile aujourd’hui de trouver un entrepreneur français dont le seul et unique objectif sera de devenir riche. Bien sûr, les destins des multimilliardaires 2.0 font rêver, mais il est rare que leurs sociétés n’aient pas démarré sur d’autres valeurs que les simples ambitions financières. En créant Facebook, Mark Zuckerberg voulait mettre en contact tous les habitants de la planète -rien que ça- tandis que Brian Chesky, le fondateur d’Airbnb, ambitionnait de réintroduire de l’humain dans le voyage. En France, des success stories à la Veja ou BlaBlaCar sont aussi nées d’une alliance entre le business et la solidarité, preuve que les deux termes ne sont pas antinomiques. Mais cette réintroduction de valeurs altruistes dans la sphère économique n’est pas la seule façon qu’ont trouvée les millenials de donner du sens à leur carrière.

Ce nouveau rapport au temps, plébiscité par les moins de 35 ans, donne naissance à d’autres engagements.

Cette aspiration passe également par une recherche permanente d’un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Là encore, l’entrepreneuriat est un début de réponse apporté à tous ceux qui se sentent broyés par un marché du travail souvent en décalage avec leurs préoccupations: se tailler un job qui autorise une vie en dehors du boulot, voilà bien souvent ce qui pousse les nouveaux entrepreneurs à tenter l’aventure, pourtant difficile. Même si, soyons honnêtes, monter sa boîte ne laisse pas beaucoup de temps libre, cela permet toutefois d’en rester maître et de s’octroyer des pauses quand il le faut.

Ce nouveau rapport au temps, plébiscité par les moins de 35 ans, donne naissance à d’autres engagements: l’humanitaire et le bénévolat continuent d’attirer massivement les jeunes, tout comme le service civique, qui a séduit 85000 volontaires en 5 ans. Les attentats qui ont frappé notre pays en 2015 ont d’ailleurs décuplé cette envie de prendre une part active au destin commun. À une époque où l’on se plaît à qualifier les jeunes de désinvestis, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que leur implication dans la vie collective est loin d’avoir disparu, elle a juste emprunté des routes parallèles.

Vous aussi, participez à la consultation numérique nationale du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports en contribuant sur egalite-citoyennete-participez.gouv.fr


4. Mon année sabbatique: un voyage à la rencontre de moi-même

Manon a la trentaine et rentre tout juste d’une année sabbatique, qui l’a fait voyager à travers les continents, mais surtout à la rencontre de ses envies profondes. 
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution - Cheek Magazine
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution

6. Réhabilitons la connasse!

Il est grand temps d’investir un terme qui n’aurait jamais dû être une insulte mais un compliment…  
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution - Cheek Magazine
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution

7. La grossesse vous va si bien

Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution - Cheek Magazine
Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le docu “Demain” © Mars Distribution