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5 révélations de Lena Dunham qui vont balayer vos complexes

Quelques jours avant sa sortie en France, on a lu Not That Kind of Girl, le premier livre de Lena Dunham, dans lequel elle prend encore une fois un malin plaisir à dégommer les tabous. 
© Autumn De Wilde
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Si Girls a déjà agi comme un puissant “décomplexant” sur une partie de la jeune population féminine occidentale, Lena Dunham affiche les mêmes intentions avec son premier livre, une collection d’essais découpée en cinq grandes sections, parmi lesquelles l’amour et le sexe, le corps ou le travail. Not That Kind of Girl -A Young Woman Tells You What She’s “learned” (Antiguide à l’usage des filles d’aujourd’hui, en français), arrivé en VO dans  les rayons des libraires ce mardi 30 septembre et dont la traduction française est attendue pour le 9 octobre, est l’occasion pour son auteure, à 28 ans, d’extérioriser certains souvenirs encombrants.

Mais surtout, de transmettre à ses contemporaines, dans un bel élan féministe, un savoir empirique hérité d’années de lose. “Si je pouvais utiliser ce que j’ai appris pour […] vous éviter d’avoir ce genre de relations sexuelles où vous vous sentez obligée de garder vos baskets, au cas où vous seriez tentée de fuir en plein milieu de l’acte, alors tous mes faux pas en auront valu la peine”, écrit en préambule la New-Yorkaise. Et il est clair que Lena Dunham ne recule devant aucune anecdote ni aucun détail scabreux pour mener à bien son projet cathartique, en présentant les choses avec l’humour désabusé qui a fait son succès -souvent-, ou avec une gravité qu’on lui connaît moins -comme lorsqu’elle raconte son viol, et le processus de déni qui a suivi. Si dans Girls, Lena Dunham s’était déjà remarquablement mise à nu, elle donne ici à voir au plus profond de son intimité. La preuve en cinq révélations.

 

Quand elle a appris à se masturber, elle a fait une drôle de rencontre

En matière de masturbation, Lena Dunham est une précoce. “J’ai appris à me masturber à l’été post-CE2”, écrit-elle. Après avoir glané quelques conseils dans un livre sur la puberté, elle s’enferme dans la salle de bains de la maison de vacances et passe à la pratique. “Un après-midi, j’étais allongée sur le tapis de bain et, quand j’ai regardé au plafond, je me suis retrouvée nez à nez avec un bébé chauve-souris qui était accroché tête en bas sur la tringle à rideau. Nous nous sommes regardés dans un silence stupéfait.”

 

Sa première fois a été plus catastrophique que la vôtre

Lena Dunham perd sa virginité tard, en deuxième année de fac. Le garçon s’appelle Jonah (son nom a été changé), elle a réussi à l’attirer chez elle à l’occasion d’un apéro “bière et fromage”. Tout se passe bien au départ mais, alors qu’ils sont en plein milieu de l’affaire, la bonne copine de Lena, Audrey, débarque dans la chambre sans frapper et, au lieu de se carapater discrètement, ne trouve rien de mieux à faire que de crier “Mazel tov!”. “Je n’avais pas dit à Jonah que j’étais encore vierge, juste que je ne l’avais “pas trop” fait. J’étais persuadée d’avoir déjà déchiré mon hymen quand j’étais au lycée, en grimpant sur une barrière alors que je poursuivais un chat qui ne voulait pas être sauvé”, explique Lena Dunham.

 

Elle a fait pire que vous à sa petite sœur

Vers la fin du livre, Lena Dunham consacre un chapitre entier à sa petite sœur (6 ans de moins), à l’homosexualité de cette dernière et au jour où elle a fait son coming out. Mais, avant ce passage, Grace apparaît déjà à deux endroits. Dans l’un d’eux, on apprend que les deux sœurs ont partagé le même lit jusqu’à l’âge de 17 ans, à la demande de Grace qui était effrayée à l’idée de dormir seule. Mais, surtout, Lena Dunham raconte comment, pour comprendre l’anatomie, elle est allée inspecter le vagin de sa petite sœur quand cette dernière avait 1 an (et Lena du coup, 7) : “[…] Ma curiosité a eu raison de moi. Grace était assise, elle babillait et souriait, et je me suis penchée entre ses jambes et j’ai soigneusement ouvert son vagin. Elle n’a pas résisté et quand j’ai vu ce qu’il y avait à l’intérieur, j’ai poussé un cri perçant. ‘Maman, maman! Grace a quelque chose là-dedans!’ […] Elle s’est mise à genoux et a regardé d’elle-même. Il est très vite devenu apparent que Grace avait fourré six ou sept cailloux à l’intérieur.

 

Elle est encore plus stressée par son job que vous ne l’êtes

S’il est un domaine dans lequel Lena Dunham est imbattable, c’est celui de l’anxiété. Hypocondriaque au dernier degré, elle a grandi sous l’œil d’une psy et, malgré ça, n’est toujours pas venue à bout de ses démons. Dans son livre, elle explique la pression qui pesait sur ses épaules lors du tournage de la première saison de Girls, et confie: “L’anxiété qui m’avait suivie toute ma vie comme une amie néfaste avait réapparu pour se venger et pris une toute nouvelle forme. C’était comme si j’étais sortie de mon corps et que je me regardais travailler. Je me foutais de réussir ou d’échouer car je n’étais même plus sûre d’être en vie. Entre les prises, je me cachais dans la salle de bains et je priais pour réussir à pleurer, ce qui m’aurait prouvé que j’étais réelle.” 

 

Il lui arrive d’avoir des problèmes gastriques ou des poils mal placés

Ce n’est certes pas très ragoûtant, mais au moins Lena Dunham a-t-elle le courage de l’écrire noir sur blanc, quitte à annihiler définitivement le micro soupçon de glamour qu’il lui restait. Elle a l’estomac fragile, du coup, dans Not That Kind of Girl, elle vomit assez souvent. Mais ce n’est pas tout. Dans l’un des passages marquants du livre, elle raconte comment se déroule le tournage d’une scène de sexe. “Se mettre à poil passe plus ou moins bien selon les jours. (Bien: quand vous êtes vaguement bronzée. Mal: quand vous avez la diarrhée)”, écrit-elle sans détour. Et détaille par le menu certaines humiliations qui accompagnent, dans ce genre de cas, le métier d’actrice, comme “réaliser sous la lumière éclatante du studio que j’ai un gros poil noir qui pousse sur mon téton, ou trouver une capote lubrifiée entre mes fesses sept heures après que je sois rentrée à la maison”. 

Faustine Kopiejwski 


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