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“Behind the Scars”: quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Une opération, une chute ou des blessures auto-infligées: derrière les cicatrices se cache souvent une histoire. Pour son projet Behind the Scars, la photographe britannique Sophie Mayanne invite ses sujets à raconter la genèse de leurs marques et à examiner l’impact qu’elles ont eu sur la construction de leur identité. 

Quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Behind the Scars © Sophie Mayanne

Isabella: “À l’été 2015, ma maison a pris feu. Tous mes vêtements et ma vie ont brûlé. J’ai passé l’été dans le département brûlures de l’hôpital de Fulham Road (Londres). Mes cicatrices et ma peau continuent à changer, mais je ne me suis jamais sentie aussi belle.”

 

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“Behind the Scars”: Quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Behind the Scars © Sophie Mayanne

Ashleigh: “Je me débats avec la scarification depuis que j’ai huit ans. Aussi lointain que je m’en souvienne, mes émotions ont toujours été très intenses, et c’était la seule façon que j’avais de les gérer. Je dois toujours porter des manches longues quelle que soit la météo. L’aspect de mes bras est l’un de mes plus gros secrets. Apprendre à assumer mes cicatrices et assumer qu’elles font partie de moi est un grand pas. Je pense aussi que le fait de les cacher prolonge le sentiment de culpabilité et de honte.”

 

“Behind the Scars”: quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Behind the Scars © Sophie Mayanne

Andrea: “Mes premières cicatrices sont arrivées quand j’avais 14 ans, quand je faisais une course-poursuite avec mes amis. J’ai sauté par-dessus un mur, mais le mur est tombé et m’a blessé les deux jambes. Pendant des années, je n’osais pas les montrer et ne portais que des pantalons. Les cicatrices sur mon bras gauche et mon visage m’ont été données par une personne dérangée qui voulait se venger, et le pire c’est que je n’étais pas visée. J’ai été prise dans une bagarre où la personne m’a frappée avec un verre à la main. Je m’en suis seulement rendu compte quand le sang a coulé le long de mon visage. Je n’avais pas remarqué mon bras jusqu’à ce que je baisse les yeux et que je le voie ouvert comme un poulet papillon. Maintenant je m’aime pour moi-même, depuis que j’ai commencé à me focaliser sur la création de mon Moi Ultime.”

 

“Behind the Scars”: quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Behind the Scars © Sophie Mayanne

Barbara: “En 2014, on m’a découvert un angiosarcome du sein, un cancer rare et agressif. Trois opérations et deux traitements de chimiothérapie plus tard, voici les cicatrices que je porte. Ma récente opération était une intervention assez innovante au cours de laquelle mon sternum et quatre côtes ont été retirés, remplacés par du ciment chirurgical, des muscles issus de mon dos et une greffe de peau. Cela m’a pris un bout de temps avant d’assumer mes cicatrices. Elles documentent mon parcours, ainsi que le courage et la force que je ne pensais pas avoir. Récemment, on m’a appris que mon cancer était revenu. Étrangement, je me sens sereine.”

 

“Behind the Scars”: quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Behind the Scars © Sophie Mayanne

Dorisilla: “Seins, un fibroadenome bénin. Estomac, une myomectomie suivie d’une intervention afin de réduire les cicatrices. Front, violences conjugales.”

Fleur Burlet

Cet article a été initialement publié sur le site des Inrocks


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“Behind the Scars” © Sophie Mayanne - Cheek Magazine
“Behind the Scars” © Sophie Mayanne

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“Behind the Scars” © Sophie Mayanne - Cheek Magazine
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“Behind the Scars” © Sophie Mayanne

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“Behind the Scars” © Sophie Mayanne