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Cinéma

3 raisons de voir le biopic consacré à Mary Shelley

La vie de Mary Shelley, autrice du classique de science-fiction Frankenstein, est portée au cinéma par la réalisatrice Haifaa Al-Mansour et sort sur nos écrans le 8 août. 3 raisons d’y courir. 
© Pyramide Distribution
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Frankenstein ou le Prométhée moderne, le chef-d’œuvre de science-fiction écrit par Mary Shelley en 1818, a depuis longtemps dépassé sa créatrice en termes de notoriété. Si tout le monde connaît, même sans jamais avoir lu le livre, la créature monstrueuse sortie de son imagination, plus rares sont les personnes capables de dérouler le fil de la vie de Mary Shelley. Il était temps, du coup, que le cinéma s’empare de cette histoire passionnante et singulière, avec en son centre une héroïne moderne et féministe, tout droit débarquée du XIXème siècle pour nous parler liberté, détermination et créativité. On vous donne 3 raisons d’aller voir Mary Shelley, le biopic qui lui est consacré. 

 

 

Une réalisatrice féministe, sortie de sa zone de confort

Derrière la caméra, on retrouve une réalisatrice qu’on ne s’attendait pas du tout à voir ici: Haifaa Al-Mansour. Première cinéaste saoudienne à avoir réalisé un long-métrage, Wadjda (2013), l’histoire d’une gamine de 10 ans qui veut faire du vélo dans un pays où c’est interdit aux filles, Haifaa Al-Mansour a été contactée par les producteur·rice·s du film pour porter la vie de Mary Shelley à l’écran. “Je dois avouer que j’étais un peu sceptique au départ, écrit-elle dans le dossier de presse, je pensais que cette histoire me serait complètement étrangère, que je n’allais pas me sentir à l’aise dans un cadre et une époque aussi éloignées de ma zone de confort.” Haifaa Al-Mansour a pourtant bien fait de relever le défi: si son film pâtit d’un académisme ronronnant et d’une ou deux scènes bien clichées -le baiser de Mary et Percy, trempés après une averse et réfugiés dans une église-, il convainc dans son ensemble par une multitude de petites réussites. La construction des personnages en est une, les protagonistes étant constamment sur le fil entre bien et mal, raison et folie, génie et imposture. La manière, subtile mais limpide, de porter son message féministe en est une autre, et elle est aussi certainement imputable à la présence d’une jeune femme au scénario, l’Australienne Emma Jensen

 

Mary Shelley © Pyramide Distribution

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Une histoire incroyable, qui croise un paquet de destins fabuleux 

Entrer dans la vie de Mary Shelley, c’est aussi côtoyer plusieurs personnages incontournables de la littérature anglaise du XIXème siècle. Née Mary Wollstonecraft Godwin, Mary Shelley avait pour parents le philosophe William Godwin, précurseur de l’anarchisme. Sa mère, Mary Wollstonecraft, morte 10 jours après la naissance de Mary, était quant à elle une éminente philosophe et féministe, autrice du pamphlet anti-patriarcal Défense des droits de la femme, l’un des premiers ouvrages de philosophie féministe, paru en 1792. Dans la vie de Mary Shelley, on croise aussi Percy Shelley bien sûr, le jeune poète duquel elle s’éprend et qui lui donnera son patronyme, avant de devenir l’un des grands noms de l’école romantique anglaise avec Lord Byron, lui aussi de la partie. C’est d’ailleurs au cours d’un été en sa compagnie dans une maison genevoise, que Mary Shelley a eu l’idée de Frankenstein. Dans cette grande maison, on croise enfin Le jeune John Polidori, qui deviendra le père du vampirisme avec sa nouvelle Le Vampire, avant de se suicider à l’âge de 25 ans. 

 

Mary Shelley © Pyramide Distribution

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Un petit air de Downton Abbey 

Nostalgiques de Downton Abbey, le film de Haifaa Al-Mansour est fait pour vous. Certes, l’action de Mary Shelley se déroule plus d’un siècle avant celle de la série britannique -qui débute, elle, le 15 avril 1912, alors que le Titanic vient de faire naufrage. Certes, l’environnement dans lequel grandit Mary Shelley n’a rien d’aristocratique, et vous n’y trouverez nulle intrigue entre domestiques. Mais ce film en costumes, avec accents anglais et langage châtié, dépayse comme l’a fait par le passé la mythique série d’ITV1. D’ailleurs, on notera la présence de l’actrice Joanne Froggatt, la gentille Anna Smith de Downton Abbey, qui s’offre ici un second rôle de méchante dans la peau de la belle-mère de Mary Shelley. Et puisque les les acteur·rice·s passent désormais du petit au grand écran sans difficulté -et vice versa-, on ne sera pas surpris·es de retrouver une autre figure légendaire de la télé, à savoir Maisie Williams, alias Aria Stark de Game of Thrones, qui joue un petit rôle dans le premier quart d’heure du film.

Faustine Kopiejwski  


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