culture

Le clip du jour

Avec “African Melancholia”, Léonie Pernet nous met dans la peau d'un réfugié

Quand la musique s’écoute avec les yeux et se regarde avec les oreilles: African Melancholia, de Léonie Pernet, c’est notre clip du jour. 
Avec “African Melancholia”, Léonie Pernet nous met dans la peau d'un réfugié

African Melancholia chante cet autre visage qui est le mien, que j’ai haï de longues années et que je chéris aujourd’hui. Origines fantasmées, arrachées, retrouvées, en bataille… African Melancholia chante une communauté de destins, à laquelle j’ai voulu rendre hommage avec ce titre”, explique Léonie Pernet dans son communiqué de presse.

Avec cet premier extrait issu de son album inaugural, Crave, qui paraîtra le 21 septembre, Léonie Pernet continue de se présenter comme une artiste engagée (elle avait signé un Mix pour tous en 2013, lors des débats sur le mariage homosexuel). Le clip d’African Melancholia, réalisé par Adrien Landre, met en scène Mohammed Mostafa, un jeune acteur soudanais réfugié en France, et qui vit sous la menace d’une expulsion imminente. “Depuis juillet 2017, il demande l’asile à l’Etat français. Jusqu’à ce jour, la réponse est sans appel: il n’est pas le bienvenu ici. Alors que notre film s’achève, il est sur le point d’être expulsé”, indique le communiqué.

Si le titre African Melancholia est l’occasion pour Léonie Pernet d’évoquer ses origines africaines, le clip qui l’accompagne était aussi une évidence pour le réalisateur qui l’a créé: “Il y a maintenant 3 ans, à Paris, le premier camp de migrants avait poussé en quelques jours sous mes fenêtres. La violence de la situation me rendait coupable par mon impuissance. Depuis, j’ai souhaité à tout prix traiter le sujet de la crise migratoire et surtout de la condition inhumaine d’un réfugié. […] Très honnêtement, tout ça dépasse le cadre de l’expression artistique, nous avons l’occasion et la responsabilité de porter un message”, écrit-il. 

 


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