culture

Musique

Le cri du cœur de la Dj Louisahhh!!! contre le sexisme dans la musique électronique

Sur le blog du label Bromance, Louisahhh!!! publie un texte touchant et nécessaire, à lire absolument. 
© Yimmy Yayo
© Yimmy Yayo

© Yimmy Yayo


“Les lecteurs de DJ Mag ont voté afin d’élire leur Top 100 des meilleurs DJs, ne retenant que trois artistes ou groupes féminins en tout, et seulement un d’entre eux dans la première moitié du classement. Quand on a posé la question de la sous-représentation des femmes à DJ Frontlier, en 73e position de ce même classement, il a répondu que c’était ‘peut-être parce qu’elles passaient trop de temps chez Sephora et pas assez sur leurs productions’.  

C’était sûrement dit sur le ton de la plaisanterie, mais ça reste une réflexion stupide qui a semé la zizanie et le scepticisme général sur Internet et entraîné cet article de Shane Morris, auquel je me suis sentie dans l’obligation de répondre.  

“La dance a besoin de femmes de plus de 40 ans, de femmes qui allaitent et mettent au lit leurs enfants avant d’aller jouer.”

Je n’ai pas envie de croire que la dance, qui est née au sein des minorités queer et dont la communauté gay ainsi que les sous-cultures afro-américaines et latinos ont été les pionnières, puisse se résumer aujourd’hui à un Top 100 de DJ mâles, blancs et physiquement ok (ainsi que cinq femmes absolument magnifiques) (…) La dance a besoin de riot grrrls. La dance a besoin de Patti Smith. Elle a besoin de DJ Sprinkles. Il faut qu’elle dérange dans son euphorie. Elle a besoin qu’on remue le couteau dans la plaie. La dance a besoin de femmes de plus de 40 ans, de femmes qui allaitent et mettent au lit leurs enfants avant d’aller jouer. La dance a besoin de queers et d’excentriques, d’adolescents qui en ont marre de toute cette merde.”

Dans un beau texte publié sur le blog de son label Bromance en anglais et en français, la Dj et productrice américaine Louisahhh!!! dénonce, joyeusement et énergiquement, le sexisme en vigueur dans le milieu de la musique électronique. Un cri du cœur touchant et nécessaire, qui rappelle que les femmes sont encore sous-représentées dans un monde dont elles maîtrisent pourtant tous les codes et les outils

F.K.


2. “Mon Tissu préféré” fait souffler un vent de liberté sur le cinéma syrien

Repéré dans la sélection Un Certain Regard du dernier festival de Cannes, Mon Tissu préféré est un conte initiatique construit comme une invitation au voyage, dans l’intimité d’une jeune femme en quête de liberté individuelle, sur fond de guerre civile syrienne.
© Yimmy Yayo - Cheek Magazine
© Yimmy Yayo

4. Samantha Bailly, la romancière en lutte pour défendre les auteur·rice·s

Autrice, scénariste et youtubeuse, Samantha Bailly est récemment devenue présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et vice-présidente du Conseil Permanent des Écrivains. Du haut de ses 29 ans, elle bouscule le très masculin monde de l’édition à coup de hashtags et d’agitprop.
© Yimmy Yayo - Cheek Magazine
© Yimmy Yayo