culture

Expos

3 expos parisiennes à voir pour mieux comprendre l'histoire des femmes

Parce qu’on comprend toujours mieux le présent en jetant un œil sur le passé, voici trois expos qui nous éclairent sur la vie de nos aïeules.
Le Style parisien, 1915
Le Style parisien, 1915

Le Style parisien, 1915


Présumées coupables, du 14ème au 20ème siècle

Ça parle de quoi? Cette expo, organisée aux archives nationales de Paris pour encore dix jours, analyse six siècles d’histoire féminine à travers le prisme de cinq archétypes de la femme: la sorcière, l’empoisonneuse, l’infanticide, la pétroleuse et la traîtresse. 320 procès-verbaux d’interrogatoires sont réunis dans un dispositif inédit appelé “l’effet stabilo”: des passages quasiment illisibles sont surlignés et font l’objet d’une retranscription sur écran. Au menu également: des photographies, affiches, vidéos… 

Pourquoi c’est Cheek: L’exposition aborde des crimes dits “féminins” pour lesquels les femmes se sont vues surreprésentées à travers l’histoire. Le but est ici de leur donner la parole et de leur offrir ainsi un espace de liberté posthume. Ces femmes contestataires, parfois radicales, souvent courageuses, méritent bien un peu de lumière.

Jusqu’au 27 mars 2017 à l’hôtel de Soubise, Paris 3ème

 

Travaux de dames?

Ça parle de quoi? Le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le musée des Arts Décoratifs de Paris inaugurait l’exposition Travaux de dames?, consacrée au rôle des femmes dans les arts appliqués. Ici, c’est le statut de la créatrice qui est interrogé, depuis la simple maîtrise de la technique jusqu’à la femme artiste. Le parcours, à la fois thématique et chronologique, regroupe plus de 200 pièces variées issues du fond de collection.

Pourquoi c’est Cheek: De nombreuses figures féminines sont mises en avant, comme la princesse Tenicheff,  la créatrice Suzanne Lalique ou encore les avants-gardistes Hélène Henry, Sonia Delaunay, Elsa Schiaparelli , Charlotte Perriand et Eileen Gray. À l’heure d’un renouveau des arts appliqués et d’une montée en flèche du DIY (Do It Yourself), il est intéressant d’effectuer un retour aux sources de nos inspirations actuelles.

Jusqu’au 17 septembre au musée des Arts Décoratifs, Paris 1er

 

Modes & Femmes 14/18

Ça parle de quoi? Située dans le Marais, à la bibliothèque Forney fraîchement rénovée, l’exposition aborde l’évolution de la figure féminine pendant la Première guerre mondiale à travers la mode. Une mode qui, contrairement aux préjugés, ne s’est pas arrêtée durant cette période. Au contraire. Trois salles développent le sujet en s’appuyant sur des périodiques, photographies, affiches ou encore cartes postales et tenues d’époques. La première salle, consacrée aux débuts du conflit, évoque les premiers changements de l’industrie du textile qui vit alors un entre-deux. On passe ensuite dans une seconde salle, dédiée à l’évolution des emplois féminins pendant le conflit et des conséquences sur la couture. Finalement, la troisième vient nous interroger: la guerre a t-elle été une rupture pour la mode?

Pourquoi c’est Cheek: Durant la Première guerre mondiale, la presse a trop souvent contribué à caricaturer les évolutions féminines, en stigmatisant à tour de rôle la frivolité des femmes et leur “masculinisation”. Un miroir intéressant de notre époque, où la presse tend à porter un regard plus pertinent sur les femmes. C’est en tout cas ce qu’on essaye de faire au quotidien sur Cheek.

 

Jusqu’au 17 juin 2017 à la Bibliothèque Forney, Paris 4ème
Entrée libre

Manon Michel


1. “Disobedient Daughters”, l'expo qui casse les stéréotypes autour des femmes asiatiques

“Objet sexuel”, “soumises”, “toutes pareilles”: au centre Metro Arts de Brisbane, en Australie, l’exposition Disobedient Daughters, organisée par la commissaire sino-australienne Sophie Cai, réunit neuf artistes et collectifs de photographes démantelant les stéréotypes de genre et d’ethnicité assignés aux femmes asiatiques.
Le Style parisien, 1915 - Cheek Magazine
Le Style parisien, 1915

2. 10 illustratrices féministes à suivre sur Instagram

De l’Angleterre à l’Espagne en passant par l’Inde et la Suède, ces dessinatrices féministes prennent le crayon et le pinceau pour déconstruire les stéréotypes et lutter contre les inégalités.
Le Style parisien, 1915 - Cheek Magazine
Le Style parisien, 1915

3. Pour ses 10 ans, la soirée lesbienne Wet For Me promet de mettre le feu

La soirée lesbienne et électro Wet For Me, organisée par le collectif Barbi(e)turix à la Machine du Moulin Rouge à Paris fête ses 10 ans samedi 21 avril. L’occasion de parler boobs, safe space et techno avec Rag, l’une des organisatrices.  
Le Style parisien, 1915 - Cheek Magazine
Le Style parisien, 1915

4. Pourquoi “Killing Eve” est l'une des meilleures séries que vous verrez en 2018

La nouvelle série de la créatrice de Fleabag est bien partie pour être l’une des meilleures séries de l’année. À la fois féministe, drôle, captivante et magnifiquement écrite, elle dépoussière complètement le genre du thriller psychologique.
Le Style parisien, 1915 - Cheek Magazine
Le Style parisien, 1915

7. “Je ne suis pas un homme facile”: la réalisatrice Éléonore Pourriat inverse les genres et tape juste

Dans son premier long-métrage, Je ne suis pas un homme facile, la réalisatrice Éléonore Pourriat imagine une société matriarcale dans laquelle les hommes sont victimes de stéréotypes de genre. Un film politique qui trouble, perturbe et interroge. 
Le Style parisien, 1915 - Cheek Magazine
Le Style parisien, 1915