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Le Cheek Point

Fisheye Magazine consacre un numéro aux femmes photographes, trop peu reconnues

On a lu le hors-série de Fisheye sur les femmes photographes, et on vous le recommande.
La couverture du numéro spécial de Fisheye
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La couverture du numéro spécial de Fisheye


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les domaines artistiques qui prônent la liberté, la créativité et se veulent progressistes du point de vue des moeurs sont paradoxalement souvent les domaines où il est particulièrement difficile pour les femmes d’être reconnues. Celles-ci se sentent d’autant plus leurrées qu’elles adhèrent à ces idéaux non traditionnels”, explique la sociologue Catherine Marry au magazine de photo Fisheye.

L’équipe de l’hebdomadaire spécialisé dans la photographie voulait réaliser un dossier sur les femmes photographes. Mais, à force d’enquête, elle a réalisé combien ces dernières étaient peu reconnues: il y avait de quoi en parler pendant (au moins) tout un hors-série. Il faut dire que les chiffres sont effarants: 2/3 des étudiants dans les écoles de photo sont des femmes, mais seulement un photographe d’agence sur quatre l’est, seulement 12% des photos de la presse quotidienne sont signées par ces dernières et un tiers des prix photo leur sont attribués. Manque de talent? Ce serait trop simple. Manque de reconnaissance? Plus certainement: être une femme, dans la photographie, c’est devoir, plus souvent que les hommes, justifier d’un diplôme. C’est devoir se battre pour aller couvrir des sujets “d’homme”, comme ces photoreporters qui souhaitent partir sur le front. C’est faire face, aussi, à quantité de préjugés.

 

 

Just Friends (Athens), 2017

Une publication partagée par PEYTON (@peytonfulford) le

 

On entend souvent en ce moment, quand une fille a réussi quelque chose: ‘Ah Machine a reçu tel prix! C’est normal, c’est une gonzesse!’, explique Mélanie Wenger, photographe et lauréate du prix HSBC 2017, au magazine. “Quand elles sont prises dans telle agence, on entend: ‘C’est normal, ils avaient besoin d’un quota!’ Je pense que, vu la compétition, inconsciemment, on se dit qu’il vaut mieux écraser les femmes photographes. C’est facile, les arguments sont déjà tous là, la société a tout préparé.

En mettant en avant dans ce numéro spécial des projets aussi divers que ceux de Maisie Cousins, Alixandra Fazzina ou Peyton Fulford, Fisheye fait en sorte que le travail de ces photographes soit davantage (re)connu. On vous le recommande vivement!

Mathilde Saliou

Le hors-série de Fisheye est en kiosques depuis le 26 juin, à 5,90€.


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