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La vidéo du jour

François Morel dénonce le jeunisme dont souffrent les actrices

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait cette chronique de François Morel sur l’absence des comédiennes de 50 ans à l’écran.
Karin Viard et Noémie Lvovsky dans “Week-ends” © Céline Nieszawer
Karin Viard et Noémie Lvovsky dans “Week-ends” © Céline Nieszawer

Karin Viard et Noémie Lvovsky dans “Week-ends” © Céline Nieszawer


Pour sa chronique hebdomadaire du vendredi sur France Inter, l’humoriste François Morel s’est attaqué à la pression de l’âge dont souffrent les comédiennes, qui, une fois la cinquantaine passée, ne trouvent presque plus de rôles, contrairement à leurs homologues masculins. S’amusant à inventer des sœurs aux Frères Lumière, il imagine ce qu’aurait été leur destin au début du XXème siècle: “Je profite qu’on parle de cinéma pour évoquer Jeanine et Paulette Lumière, les sœurs Lumière, qui sont quand même moins connues que leurs illustres frangins. Les sœurs Lumière ont inventé le cinématographe mais quand elles pouvaient, à leurs heures perdues, car en plus, on leur demandait de s’occuper de la maison, de la lessive, du repassage, de l’éducation des enfants, de faire à manger, de repriser les chaussettes, de raccommoder des pantalons, sans compter les accouchements, les allaitements, les fausses couches, et le jeudi après-midi, le catéchisme pour les enfants de la paroisse.”

François Morel raccroche ensuite ces débuts fictifs des femmes dans l’industrie du cinéma à une initiative toute récente baptisée Le Tunnel de la comédienne de 50 ans. “Les sœurs Lumière viennent de suivre avec intérêt la démarche des actrices membres de l’AAFA -actrices et acteurs de France associés- qui posent pertinemment la question suivante: dans les fictions, elles sont où, les femmes de 50 ans? C’est vrai ça, elles sont où, à la télévision, au cinéma, les femmes de 50 ans?”

Une bonne question, à laquelle François Morel répond par une description grinçante des duos formés à l’écran, sur petit comme sur grand écran, au sein desquels la protagoniste féminine est systématiquement plus jeune que son partenaire masculin. “La femme qui est à l’écran vient à peine de passer son baccalauréat et de résoudre ses problèmes acnéiques, quand l’homme qui est devant la caméra, lui, la bouche usée par les baisers, le teint blafard malgré le fard, commence déjà à réunir tous ses bulletins de salaires depuis 40 ans afin de pouvoir toucher une petite retraite complémentaire.” Les signataires du Tunnel de la cinquantaine applaudissent certainement des deux mains, et nous aussi.

 

Myriam Levain


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