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LE CHEEK POINT

Quand Titiou Lecoq dénonce la récupération de l'image de Frida Kahlo

On a lu pour vous cet article de Slate à propos de la récupération de l’image de Frida Kahlo pour en faire une icône lisse du féminisme au préjudice de son œuvre et on vous le recommande.  
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“Son monosourcil a conquis le monde. Sur des t-shirts, en pendentifs, en coussins, en rideaux, sur des tasses, des assiettes, des aimants pour frigo, des baskets, des gâteaux, des coques de téléphone. (…)

Évidemment, on pourrait se réjouir de l’extraordinaire célébrité mondiale d’une femme artiste, handicapée, bisexuelle, métisse, communiste et sans enfant. Mais est-ce vraiment le cas? En réalité, ce n’est même plus Frida Kahlo qui est représentée, mais un symbole sourcillaire. La preuve, on ne reproduit plus ses auto-portraits, on les redessine dans des versions plus acceptables -autrement dit, bien lisses et propres. (…)

De Kahlo, on va dire qu’elle était belle (à mon avis non, elle était forte, ce qui la rendait belle), parce qu’une femme iconique doit forcément être belle –d’où le besoin de corriger ses autoportraits insuffisamment flatteurs. On ne va parler que de sa vie privée et pas de l’aspect politique de ses œuvres, ni de sa technique.”

Dans son article Frida Kahlo n’est pas une jolie poupée publié sur Slate le 8 juin, Titiou Lecoq dénonce la récupération, dans une logique commerciale, de l’image de Frida Kahlo. Si son visage (et principalement son monosourcil) est devenu un symbole du féminisme, son œuvre est nettement moins connue. Des peintures qui, selon la journaliste “dérange[nt] encore suffisamment pour que l’on décide de la karchériser, d’ôter ce qui dépasse et de lisser le tout”. Elle nous encourage alors à regarder l’exposition numérique réalisée par les employés de Google, qui “ne se sont pas foutus de notre gueule”, pour en savoir plus sur l’artiste mexicaine, son œuvre et sa vie.

À lire le plus rapidement possible sur Slate.


5. Avec son roman, Sara Collins a imaginé une Jane Eyre noire

Quand elle était jeune, Sara Collins dévorait les romans des sœurs Brontë et de Mary Shelley. Aujourd’hui, elle vient de sortir son premier roman, Les Confessions de Frannie Langton, inspiré de ces classiques. Avec pour héroïne une ancienne esclave embarquée de la Jamaïque à Londres.
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6. Avec “Hors la loi”, elles rejouent le procès de Bobigny sur l’IVG

La pièce Hors la loi de Pauline Bureau, met en scène à la Comédie Française l’histoire de l’ado Marie-Claire Chevalier, jugée pour avoir avorté en 1971 alors que c’était encore illégal en France. Trois bonnes raisons de prendre sa place avant le 7 juillet.
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