culture

L'interview dancefloor de HollySiz

“C'est difficile de choisir entre Grease et Dirty Dancing”

À l’occasion de la sortie de son premier album My Name Is et de son premier clip, on a testé les connaissances danse de HollySiz/Cécile Cassel. Cette experte qui danse depuis l’âge de trois ans est aussi calée en ballet qu’en moonwalk et en chenille. Interview “dancefloor”. 

Il a suffi d’un coup d’œil au clip de Come Back To Me pour comprendre que Cécile Cassel alias HollySiz (son nom de scène) n’avait pas eu besoin de se forcer à danser. La jeune femme de 31 ans, qui vient de sortir son premier album My Name Is,  est une accro à la danse depuis toujours. “Classique, modern jazz, hip-hop, danse africaine… enfant, je voulais devenir danseuse, j’ai tout essayé depuis l’âge de trois ans et c’était donc une évidence que j’allais danser dans mon premier clip”, confie-t-elle. L’artiste s’est mise pour l’occasion aux claquettes, “à raison de cinq jours par semaine pendant trois mois”, après avoir écrit le clip et travaillé la chorégraphie avec Gladys Gambie et Armelle Ferron. C’est donc sur un terrain dansant qu’on a interviewé HollySiz, qui nous a tout raconté de sa passion.

Ta scène culte de danse au cinéma?

I like to be in America dans West Side Story. Rita Moreno était mon idole, j’ai vu cette scène des milliers de fois et je ne m’en lasse toujours pas. Je peux dire que c’est cette scène qui m’a donné envie de faire de la danse.

Plutôt Patrick Swayze ou John Travolta?

John Travolta, bien sûr! Malgré tout l’amour que je porte à Patrick Swayze, je trouve quand même que John Travolta est meilleur danseur. Disons que Patrick a le haut du corps un peu plus rigide… En revanche, c’est très difficile de choisir entre Grease et Dirty Dancing

Ton clip préféré?

C’est dur de n’en citer qu’un seul… Évidemment, il y a Smooth Criminal de Michael Jackson, qui est très inspiré de The Band Wagon, une comédie musicale avec Fred Astaire. Mais j’aime aussi beaucoup Vogue de Madonna. Ensuite, ce n’est pas un clip, mais je répondrais bien Rize de David La Chapelle, un film sur le krump.

La chorégraphie que tu as le plus répétée devant ta glace?

Celle de Liza Minelli avec sa chaise dans Cabaret. Et puis, tout ce qu’a pu faire Michael Jackson, notamment Remember The Time.

La chorégraphie que tu n’as jamais réussi à refaire?

Il y en a plein. Même mon moonwalk dans le clip, je l’ai fait un peu de loin (rires). Certains pas de Single Ladies sont infaisables, et il y a tous ceux auxquels je ne me suis même jamais frottée. 

La danseuse la plus lookée sur grand écran?

J’adore tous les looks de Breakstreet 84 (Breakin’ en VO). Cette VHS, qu’est-ce que j’ai pu la regarder quand j’étais gamine! Ça raconte l’histoire d’une fille qui veut faire du classique et qui, un jour, découvre la rue et le hip hop. Il y a même Jean-Claude Van Damme qui joue dedans, et surtout il y a Ozone, un grand danseur de hip hop.

Plutôt Natalie Portman ou Mila Kunis dans Black Swan?

Natalie Portman! Pour tout d’ailleurs, que ce soit dans la vie ou dans le film. Black Swan m’a beaucoup plu, c’est presque un opéra, en trois actes. C’est tellement baroque… et Natalie Portman est impressionnante. Mais je dois dire que je suis très fan depuis longtemps du travail de Benjamin Millepied, autant en tant que danseur qu’en tant que chorégraphe. J’étais contente que ce film permette de le faire connaître au grand public.

Le ballet dont tu ne te lasses pas?

La Jeune Fille et la Mort. Plus généralement, j’aime tout ce que fait Jerome Robbins, qui a notamment chorégraphié West Side Story. J’aime aussi beaucoup Alvin Ailey, qui est le premier chorégraphe à avoir mis en scène des danseurs noirs à New York. D’ailleurs, il a beaucoup fait avancer les droits des noirs aux États-Unis.

La comédie musicale que tu rêverais de voir arriver en France?

A Chorus Line, un des classiques de Broadway que j’ai vu plein de fois.  Elle date des années 70 et raconte un casting: tous les danseurs sont en ligne face aux spectateurs, qui ont l’impression de leur faire passer le casting. Les personnages sont tous inspirés d’histoires vraies que des danseurs ont racontées au metteur en scène. Elle passe à Londres en ce moment, j’irai peut-être la voir. Quand je vais à Londres ou à New York, le premier truc que je fais après avoir pris mes billets, c’est de regarder le programme des comédies musicales. 

L’héroïne de comédie musicale que tu rêverais de jouer?

Sally Bowles dans Cabaret. Un jour, peut-être.

Ta danse préférée?

J’ai un petit faible pour la samba. Si je danse la samba, ça veut dire que je suis au Brésil et que j’ai bu quelques caïpirinhas donc en fait, c’est plus pour le contexte. Le contexte de la bourrée auvergnate est moins tentant…

La prochaine danse que tu voudrais apprendre?

Le voguing.

La personne avec laquelle tu rêverais de danser?

Les Twins, les danseurs de Beyoncé. J’ai déjà dansé une fois avec eux, et je redanse avec eux quand ils veulent!

Une danse pour un mariage? 

Une chenille! Si tu arrives à adhérer à une chenille, ça veut dire que tu ne te prends pas au sérieux. Je suis pour la chenille, qui socialement met tout le monde au même niveau, et qui est surtout le gage d’un mariage réussi!

Une danse anti-déprime?

La danse en général est anti-déprime, c’est d’ailleurs le meilleur truc que j’ai trouvé: c’est chimique, ça me fait me sentir mieux. On est de plus en plus enfermé et coincé derrière son ordinateur, et quand on danse, c’est l’un des rares moments où on laisse parler son corps.

Est-ce qu’on laisse Cécile Cassel dans un coin?

Bien sûr que non. Et on ne laisse pas Bébé dans un coin non plus.

Propos recueillis par Myriam Levain et Julia Tissier

HollySiz, My Name Is (East West, Warner), disponible.


1. 5 musiciennes françaises à emmener en vacances avec soi

Ces cinq musiciennes françaises sont en mode repeat dans la playlist de nos vacances.
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste - Cheek Magazine
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste

3. Comment Frida Kahlo est devenue un argument marketing

Représentée sur tous types d’objets, l’image de l’artiste, plus que jamais tendance, est devenue un réel argument de vente. Une Fridamania à mille lieues de l’œuvre et du parcours de la peintre mexicaine mais qui paradoxalement participe à diffuser son message.
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste - Cheek Magazine
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste

4. 5 séries à streamer cet été

Petite sélection de séries estivales pour décompresser du sexisme de l’année. 
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste - Cheek Magazine
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste

5. Christine and the Queens et Charli XCX en duo dans un clip chaud et mouillé

Quand la musique s’écoute avec les yeux et se regarde avec les oreilles: Gone, de Christine And The Queens et Charli XCX, c’est notre clip du jour.
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste - Cheek Magazine
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste

6. Les Cheek films de l'été 2019

Drôles, poétiques ou révoltants, voici les trois films qu’on vous recommande cet été.
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste - Cheek Magazine
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste

7. Comment l’illustratrice Nicholle Kobi réinvente la Parisienne

Frustrée de voir les femmes noires sous-représentées dans les médias, l’illustratrice et entrepreneure Nicholle Kobi s’engage à les montrer dans leur diversité à travers ses dessins. Rencontre.
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste - Cheek Magazine
Après le cinéma, Cécile Cassel est passée à la musique sous le nom de Hollysiz, © Dimitri Coste