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10 illustratrices féministes à suivre sur Instagram

De l’Angleterre à l’Espagne en passant par l’Inde et la Suède, ces dessinatrices féministes prennent le crayon et le pinceau pour déconstruire les stéréotypes et lutter contre les inégalités.
Instagram/@venuslibido
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On vous a déjà parlé des femmes poilues et décomplexées dessinées par Cécile Dormeau, des coups de gueule d’Emma contre la charge mentale ou la culture du viol, ou encore de l’hommage de Pénélope Bagieu aux “culottées”, ces héroïnes qui comme Mae Jemison, première femme noire astronaute, ou Katia Krafft, volcanologue, se sont battues pour réaliser leurs rêves. Aujourd’hui, on vous emmène à la découverte de dix autres illustratrices, tout aussi douées, qui, partout à travers le monde, croquent des œuvres inspirantes et engagées. 

 

Cachetejack

C’est qui? Cachetejack est le nom d’un joyeux duo d’illustratrices espagnoles basé à Londres et formé par Nuria Bellver et Raquel Fanjul. On retrouve leurs dessins au fil des pages du New York Times, du Telegraph, d’Elle, et même sur les murs de certains bâtiments de leur pays natal.

Pourquoi il faut les suivre? Leur univers “plein de couleurs, d’énergie, d’humour et d’ironie”, selon leurs propres mots, est résolument féministe. Avec le dessin d’une oreille bouchée par un tampon pour se protéger des remarques sexistes ou la représentation d’une cendrillon moderne au volant de sa citrouille, Cachetejack célèbre l’empowerment façon pop.

 

Mona Chalabi

C’est qui? Je suis une journaliste qui adore les chiffres.” En poste au Guardian, cette fan de data rend lisibles les statistiques en utilisant dessins et infographies originales et drôles. On doit également à cette Anglaise de 30 ans la création de la série Vagina Dispatches qui questionne et comble le manque de connaissances global sur les vulves, les règles et autres sujets tabous.

Pourquoi il faut la suivre? Avec brio, elle utilise les graphiques pour détruire les clichés qui collent à la peau des minorités et des femmes. Cerise sur le gâteau, Mona Chalabi travaille même à rendre les données plus accessibles aux non-voyant·e·s.

 

Sally Nixon

C’est qui? Sally Nixon, illustratrice américaine de 29 ans, compte parmi ses client·e·s les magazines Neon, The Idle Class ou encore Lenny Letter, la newsletter de Lena Dunham. Après avoir mis en ligne une oeuvre par jour, inspirée du quotidien des femmes, et ce pendant un an, elle publie en septembre 2017 Houseplants and Hot Sauce, sorte d’Où est Charlie pour adultes.

Pourquoi il faut la suivre? Parce que ses illustrations débordent de détails et de réalisme. Elle propose une célébration crue des femmes au naturel, sous leur douche ou dans leur lit, qui contraste avec le contenu traditionnel d’Instagram. Rafraîchissant.

 

Amber Vittoria

C’est qui? Amber Vittoria est une illustratrice américaine de 27 ans qui a notamment dessiné pour Teen Vogue, le New York Times, Adidas et Amazon Fashion. Elle définit son univers comme “aérien, fantaisiste, puissant et contemporain”.

Pourquoi il faut la suivre? Son style, original et fluide, lui sert à déconstruire l’idéal féminin tel qu’il est en général présenté dans la société. Les figures qu’elle imagine, poilues pour la plupart, ont des formes généreuses et des traits arrondis qui rappellent les célèbres Nanas de Niki de Saint Phalle.

 

Diana Ruiz

C’est qui? Une Argentine dont on retrouve les œuvres dans les magazines Riposte et Rolling Stone ou encore sur le site Refinery29. Elle aime “les formes simples et les couleurs brillantes qui rendent [ses] illustrations expressives et optimistes”.

Pourquoi il faut la suivre? Parce qu’on retrouve dans ses réalisations l’empreinte de quelques grands noms qui l’inspirent, comme Matisse et Gauguin, ainsi que celle de l’art maya et aztèque. On apprécie tout particulièrement qu’avec son style géométrique, elle représente un panorama très divers de femmes qui laisse deviner un engagement féministe intersectionnel.

 

Venus Libido 

C’est qui? Entre deux expositions à Londres ou San Francisco, cette illustratrice anglaise s’est donné une mission: réduire le patriarcat à un tas de cendres. Sa technique infaillible consiste à brûler des bougies en forme de pénis qu’elle fabrique et commercialise sur son site. Tout un programme.

Pourquoi il faut la suivre? Pour son regard désabusé mais drôle sur le sexisme et les réseaux sociaux mais aussi la flemme du dimanche, les canons de beauté ou les maladies mentales; et pour son esthétique qui mêle couleurs flashy et imagerie gore, façon cartoon horrifique.

 

Manjit Thapp

 

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C’est qui? Une artiste indienne de 23 ans qui vient d’illustrer The Little Book of Feminist Saints, un livre de Julia Pierpont qui rend hommage à 100 femmes inspirantes qui ont joué un rôle dans la lutte pour l’égalité des sexes. 

Pourquoi il faut la suivre? Parce qu’elle passe d’un portrait d’Eleven de Stranger Things aux personnages des films de Wes Anderson avant de s’attaquer aux silhouettes de la dernière Fashion Week avec un style coloré qui emprunte à l’art asiatique

 

Sara Andreasson

C’est qui? Une illustratrice suédoise de 29 ans qui travaille pour le New YorkerThe Debrief et Rolling Stone. En 2016, elle signe également une collection capsule féministe en collaboration avec la marque de prêt-à-porter Monki

Pourquoi il faut la suivre? Pour son univers pastel où l’on croise des femmes émancipées et conquérantes. Des silhouettes que Sara Andreasson dessine volontairement de manière androgyne pour briser les stéréotypes et questionner le genre.

 

Cynthia Kittler 

C’est qui? New Yorker, Washington Post, Variety, Stack Magazine… On ne compte plus les clients de cette illustratrice allemande que s’arrache la presse américaine et qui est aussi cofondatrice du Tumblr Parallel Universe qui expose le travail d’artistes venus des quatre coins de la planète.

Pourquoi il faut la suivre? Parce que n’importe lequel de ses dessins vous colle un sourire aux lèvres. Avec son style qui sent bon les années 70, Cynthia Kittler partage un art peace and love qui prône des valeurs d’entraide, de tolérance et de sororité.

 

Laura Callaghan 

C’est qui? Une dessinatrice irlandaise basée à Londres qui dit s’inspirer de films et de comics mais aussi d’artistes contemporains comme Stacey Rozich ou Hellen Jo.

Pourquoi il faut la suivre? Parce qu’elle représente toutes les femmes: noires, arabes, asiatiques, blanches, rondes, minces, rousses, blondes, brunes, petites ou grandes et on en passe. Une diversité body positive qu’elle met au service d’une esthétique tout en mouvement, comme un gros fuck au sexisme.

Margot Cherrid et Audrey Renault

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