culture

Les clips du jour

Janelle Monae dévoile deux clips féministes pour le prix d'un

Quand la musique s’écoute avec les yeux et se regarde avec les oreilles: Make Me Feel et Django Jane, de Janelle Monae, ce sont nos deux clips du jour. 
Janelle Monae dévoile deux clips féministes pour le prix d'un

Elle n’avait pas publié de nouvel album depuis cinq ans -période pendant laquelle on l’a notamment vue au cinéma dans Moonlight ou Les Figures de l’ombre-, mais elle effectue un retour fracassant. Pour annoncer la sortie de son nouvel album Dirty Computer, à paraître le 27 avril, Janelle Monae vient de dévoiler non pas un, mais deux clips d’un seul coup. Le premier, qui accompagne le single Make Me Feel, est une explosion de créativité visuelle sur fond d’influence Princienne, où la musicienne explore son désir. Réalisé par Alan Ferguson -le mec de Solange Knowles-, il met en scène Janelle Monae et l’actrice Tessa Thompson dans une boîte de nuit à l’esthétique 80’s:

 

 

Mais c’est le second morceau, Django Jane, qui est le plus explicitement engagé. Pour illustrer ce rap féministe et intersectionnel, Janelle Monae s’est entourée d’un crew 100% féminin, et délivre son message assise sur un trône: “We gave you life, we gave you birth, we gave you God, we gave you earth”, dit-elle, avant d’enjoindre les hommes à laisser parler les femmes: “Hit the mute button / Let the vagina have a monologue.” Si Janelle Monae est engagée pour les femmes depuis longtemps -on se souvient de son récent et puissant discours sous la bannière Time’s Up lors des Grammy Awards-, le Guardian note qu’il s’agit sans doute de “son morceau le plus politique à ce jour.” Elle explique d’ailleurs au journal anglais que Django Jane est “une réponse à la piqûre que je ressens lorsque mes droits sont menacés en tant que femme, que femme noire, que femme libérée sexuellement, même juste en tant que fille de parents qui ont été opprimés depuis des décennies. Les femmes noires et celles et ceux qui se sentent comme “les autres”, et ceux qui sont marginalisés dans la société -c’est elles et eux que je veux soutenir, et c’était plus important que mon inconfort à prendre la parole.” Deux titres et deux clips aussi indispensables politiquement qu’artistiquement. 

 


2. “Mon Tissu préféré” fait souffler un vent de liberté sur le cinéma syrien

Repéré dans la sélection Un Certain Regard du dernier festival de Cannes, Mon Tissu préféré est un conte initiatique construit comme une invitation au voyage, dans l’intimité d’une jeune femme en quête de liberté individuelle, sur fond de guerre civile syrienne.
“Mon Tissu préféré” fait souffler un vent de liberté sur le cinéma syrien - Cheek Magazine

4. Samantha Bailly, la romancière en lutte pour défendre les auteur·rice·s

Autrice, scénariste et youtubeuse, Samantha Bailly est récemment devenue présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et vice-présidente du Conseil Permanent des Écrivains. Du haut de ses 29 ans, elle bouscule le très masculin monde de l’édition à coup de hashtags et d’agitprop.
Samantha Bailly, la romancière en lutte pour défendre les auteur·rice·s - Cheek Magazine