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A start-up is born / La Banane

Avec La Banane, elle va vous faire découvrir le Marseille caché

La néo-Marseillaise Céline Bousquet lance un guide en ligne et des balades thématiques consacrés à Marseille.
© Camille Feveile
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Ici, on dit que tu es marseillais quand tu aimes Marseille. Alors, oui, je crois que je suis marseillaise”, sourit Céline Bousquet, 35 ans, qui vient tout juste de lancer La Banane, un site consacré à la cité phocéenne, qu’elle accompagne IRL de balades thématiques dans les quartiers marseillais. Cette Parisienne débarquée en 2014 sur le Vieux Port pour rejoindre son mec a très vite su qu’elle monterait un projet autour de la découverte de la ville. Rien de très étonnant lorsqu’on sait qu’elle fut à l’origine du site Que faire à Paris? alors qu’elle vivait encore dans la capitale.

En arrivant, je me suis promenée avec une avidité immense. J’ai été partout et j’ai rencontré des tonnes de gens, très diversifiés, se souvient la jeune femme. Ici, les gens se parlent très facilement, tu peux raconter ta vie à quelqu’un dans le bus et ne jamais le revoir, il existe une façon joyeuse d’échanger au quotidien, que je ne connaissais pas à Paris. Ça m’a permis de poser beaucoup de questions et de comprendre pourquoi cette ville est aussi difficile à décrypter.” Et maintenant qu’elle a davantage de clés, Céline Bousquet est bien décidée à partager ses bons plans via La Banane, une référence directe à l’accessoire culte des 90’s dans lequel on fourre tout ce dont on a besoin et qu’on garde toujours sur soi. Interview express.

C’est quoi La Banane?

Un site destiné à des gens qui ne connaissent pas ou peu Marseille. J’espère leur faire découvrir pleins d’endroits, soit très beaux, soit où ils vont vivre une expérience particulière. Plus que le dernier rooftop ou concept store, ce qui m’intéresse, c’est de chercher l’âme de la ville, comme je le faisais à Paris d’ailleurs. La Banane est un mix de choses authentiques et un peu décalées, qui auraient pris des heures et des heures à trouver par soi-même.

Le jour où tu t’es lancée?

Quand je suis arrivée, j’ai fait le Marseille Gangster Tour, qui part sur les traces de la pègre, et le Street Art Tour, une visite du Panier en compagnie d’un artiste, et j’ai eu envie de proposer mes propres trajets, pour accompagner le guide et l’agenda en ligne. Je veux aller explorer les recoins cachés de la ville, ici il faut constamment pousser des portes et avoir la curiosité d’aller voir ce qu’il y a sous un porche ou dans une ruelle. Dans mes balades, je veux aussi que les gens rencontrent de vrais Marseillais, pour saisir l’identité si spéciale de la ville. En ce qui me concerne, je me suis très vite sentie happée par la douceur de vivre et la dimension multiculturelle de Marseille, que j’adore.

Je serais très heureuse que les gens me disent: “Merci d’avoir changé mon regard, ce n’est pas du tout la vision que j’avais de Marseille.”

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut monter sa boîte?

Ne pas attendre avant de montrer et faire tester ses projets. Ma première balade n’était pas vraiment prévue, mais elle a été hyper enrichissante car elle m’a permis de créer le contact avec des gens et d’avoir leurs retours. Et puis, il faut accepter qu’il y ait des étapes psychologiques, qui sont toutes utiles. Personnellement, j’ai eu un cheminement qui fait qu’aujourd’hui, je suis arrivée à quelque chose qui me ressemble. Peut-être parce que j’ai toujours fait confiance à mon intuition et que je suis restée fidèle à mes premières impulsions.

Tu te vois où dans trois ans?

J’aimerais avoir bien installé les balades et les séjours sur mesure, et je serais très heureuse que les gens me disent: “Merci d’avoir changé mon regard, ce n’est pas du tout la vision que j’avais de Marseille.” Et un jour, pourquoi pas décliner la Banane dans d’autres villes.

Propos recueillis par Myriam Levain


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