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“Les féministes: à quoi pensaient-elles?” 3 moments forts du documentaire Netflix

Les féministes: à quoi pensaient-elles? C’est le titre d’un nouveau documentaire Netflix sur le féminisme des années 70. Voici les 3 moments forts du film. 
Capture d'écran du documentaire
Capture d'écran du documentaire

Capture d'écran du documentaire


La réalisatrice Johanna Demetrakas revient sur le mouvement féministe des années 70 aux Etats-Unis, dans un documentaire intitulé Les Féministes: à quoi pensaient-elles?, diffusé mi-octobre sur Netflix. Pour raconter son histoire, elle s’appuie sur des photographies prises par Cynthia MacAdams, qui a immortalisé l’époque derrière son appareil pour les besoins d’un livre, et les témoignages des femmes qui ont posé pour la photographe. Les actrices Jane Fonda et Lily Tomlin, ou encore l’ancienne chanteuse des Mamas and Papas Michelle Phillips, racontent leur féminisme. On a retenu pour vous 3 moments forts du film. 

 

Tu seras une bonne ménagère ma fille 

Dans les années 70, aux Etats-Unis, les cours d’“économie domestique” étaient obligatoires pour les filles. “J’ai montré comment changer un bébé et j’ai eu un A. On nous a appris comment cuisiner, j’ai aussi eu un A. Et on nous apprenait aussi à faire la vaisselle”, explique Marcy Vaj, violoniste et compositrice. Le documentaire appuie ce témoignage avec des images d’archives en noir et blanc. On y voit notamment une femme en cuisine devant un groupe d’enfants, ainsi qu’un “mode d’emploi de la vaisselle”, sorte de cahier des charges contenant les étapes à respecter pour s’acquitter de cette corvée dans les règles de l’art. Flippant. 

 

 

Les femmes invisibilisées 

Vers la fin du film, une réalisatrice, Wendy J.N. Lee, raconte à Johanna Demetrakas une injustice dont elle a été victime: “J’ai reçu une récompense pour un film et on a tendu les trophées à chaque réalisateur. En arrivant à moi, ils l’ont donné à mon acteur, un homme”. L’émotion et la stupéfaction toujours présentes, elle ajoute: “Ils ont amené l’acteur devant les photographes. J’ai dû me battre pour y aller et apparaître sur la photo. Je me sentais très bête, comme si j’avais fait un scandale”. Un témoignage fort, qui résume parfaitement l’invisibilisation dont les femmes sont souvent victimes. 

 

Des divisions au sein même du mouvement féministe 

Dans les années 70, la deuxième vague féministe a poussé les femmes à se rassembler, à créer des groupes de conscience ou de parole pour discuter de leur condition et de leurs luttes. Même si cette cohésion fut bénéfique pour les droits des femmes, il existait des divisions au sein même du mouvement. Margaret Prescod, activiste et animatrice radio, noire, raconte sa participation à la première conférence des femmes en 1977 à Houston. “J’ai pris la parole pour proposer une résolution contre la stérilisation forcée des femmes de couleur [certaines de ces dernières étaient stérilisées de force à la suite d’une IVG, légale dans le pays depuis 1973] et on m’a coupé le micro”. La raison? Cela aurait pu mettre en danger le droit à l’avortement, selon les autres femmes du mouvement. Un séparatisme insupportable pour certaines, qui a mené à l’émergence de l’afro-féminisme.

Wendy Le Neillon 


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Capture d'écran du documentaire  - Cheek Magazine
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Capture d'écran du documentaire  - Cheek Magazine
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Capture d'écran du documentaire  - Cheek Magazine
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