culture

Court-métrage

“Mecs Meufs”: Un court-métrage percutant sur le harcèlement de rue

À l’occasion de la Journée des droits des femmes cette semaine, le réalisateur Liam Engle a mis en ligne son court-métrage Mecs Meufs, dans lequel il imagine un monde où les rôles sont inversés.
Capture d'écran du film “Mecs meufs”
Capture d'écran du film “Mecs meufs”

Capture d'écran du film “Mecs meufs”


Deux garçons et deux filles discutent autour d’un verre. Ils se plaignent de ne jamais se faire draguer, de ne jamais se faire siffler et de subir les signaux complexes de leurs copines. Un peu beaufs, ils regrettent l’hypocrisie des filles, qui se plaignent du harcèlement de rue mais sont bien contentes de ne pas payer leur entrée en boîte. Jusque-là, on a envie de hurler devant ces clichés qui s’enchaînent. Mais, quand le protagoniste part aux toilettes, les choses deviennent intéressantes.

En se séchant les mains, ce dernier est happé dans un monde parallèle, où les filles lui sortent leurs pires techniques de drague en pleine rue, lui demandent son 06, et lui donnent un aperçu de l’objectification sexuelle qu’elles vivent dans le “vrai” monde. Dans cet univers alternatif, les meufs sont aussi relou que les mecs. Au début, il trouve ça génial. Jusqu’à ce que les choses dérapent…

 

 

Mecs Meufs utilise un ressort fantastique bien connu à la Sliders (une série culte d’ailleurs citée dans le film) pour mettre les hommes devant leurs privilèges et les forcer à regarder le monde à travers les yeux des femmes. Une réflexion masculine sur le harcèlement de rue, qui prend l’avis de certains mecs (“ça vous plaît bien de vous faire draguer”) au pied de la lettre et devrait permettre, au passage, d’éveiller quelques consciences.

Le court-métrage a fait le tour des festivals, raflant au passage une trentaine de prix. La fin envoie des signaux un peu brouillés sur le harcèlement que peut aussi subir la communauté LGBT, mais le réalisateur explique: “La fin sur le monde gay se veut un écho au début du film où Bob affirme ‘J’aimerais trop être pédé’. Il croit que c’est plus facile pour les meufs, plus facile pour les homos… Donc après avoir fait l’expérience d’être une fille, il va maintenant faire l’expérience d’être une minorité sexuelle et subir ce que subissent trop de gays.” Peut-être le sujet d’un prochain court-métrage? 

Pauline Le Gall


4. “Good Trouble”, la série féministe, LGBT-friendly et engagée qui fait du bien

Good Trouble est une série rare: une série sur l’entrée dans le monde du travail de deux femmes. L’occasion de parler d’amitié à l’âge adulte, d’amour à la sauce millennial et d’engagement politique et professionnel.
Capture d'écran du film “Mecs meufs” - Cheek Magazine
Capture d'écran du film “Mecs meufs”

6. Silvana Imam, la rappeuse suédoise qui mène “la révolution lesbienne”

Projeté vendredi 12 avril au festival bordelais Musical Ecran, le documentaire Silvana suit l’ascension de la rappeuse suédoise lesbienne et engagée Silvana Imam. Un film fort sur une artiste indispensable. 
Capture d'écran du film “Mecs meufs” - Cheek Magazine
Capture d'écran du film “Mecs meufs”

7. Beyoncé: la bande annonce de son documentaire Netflix révélée

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait la bande annonce du documentaire Homecoming, réalisé par Beyoncé et bientôt diffusé sur Netflix. 
Capture d'écran du film “Mecs meufs” - Cheek Magazine
Capture d'écran du film “Mecs meufs”