culture

Le Cheek Point

"Torture porn": quand la fétichisation des violences faites aux femmes pollue nos séries télé

On a lu pour vous cet article de Slate sur le “torture porn” ou la fétichisation des féminicides et viols, omniprésents dans les séries télévisées, et on vous le conseille.
The Sinner © USA Network
The Sinner © USA Network

The Sinner © USA Network


“Il y a deux ans, j’ai décidé de ne plus regarder aucune série policière où les victimes seraient, au choix, mineures ou de sexe féminin. Quand je tombe sur un épisode d’Esprits Criminels ou des Experts, si la victime est une femme, je zappe. […]

Ces cadavres filmés en gros plans, dénudés et dans des positions volontiers suggestives, sont des femmes interchangeables, des femmes ‘jetables’ (voire jetées aux ordures) et désincarnées. Violées, battues ou tuées par des hommes réels ou imaginaires, elles saturent nos écrans ad nauseam. […]

Chaque jour, des femmes sont tuées par des hommes parce qu’elles sont des femmes. Elles ont ‘des prénoms, des histoires, des vies’. Je n’ai pas besoin de voir des actrices violées et torturées chaque semaine pour me rappeler que notre monde à nous est violent et misogyne.”

Dans l’article Femmes humiliées, violées, trucidées: ras-le-bol du ‘torture porn’ dans les séries télévisées publié sur Slate le 5 juillet, la journaliste Nora Bouazzouni enquête sur la banalisation, voire la ‘fétichisation’ des violences faites aux femmes à la télévision. Dans les séries policières, les féminicides et autres viols sont monnaie courante, et l’hyperviolence faite aux femmes touche aussi les séries féministes comme la La Servante Écarlate. La journaliste déplore par ailleurs que cette ‘surreprésentation fantaisiste’ et totalement irréaliste dans la fiction -79% des victimes d’homicides dans le monde sont des hommes- n’interroge pas les causes sociétales de cette violence genrée dans la réalité. Et, comme la journaliste, on s’interroge:  “Doit-on craindre que ce sensationnalisme et cette débauche de cadavres anonymes ne finissent par banaliser l’horreur, voire la rendent inexorable et achève de désensibiliser le public sur les violences faites aux femmes?”

À lire le plus rapidement possible sur Slate.


2. Charmed, Buffy… les remakes de nos séries d'adolescentes font-ils du femwashing?

Charmed, Buffy, Sabrina l’apprentie sorcière… Un violent vent de nostalgie souffle sur les chaînes américaines. Des reboots de ces séries sont soit sur le point de débarquer sur nos écrans, soit en projet, et on nous les vend comme plus féministes et plus intersectionnels que jamais. Faut-il se réjouir de ce sursaut post-#MeToo ou déplorer une certaine paresse? Retour sur une tendance qui n’a pas fini de se développer.
The Sinner © USA Network - Cheek Magazine
The Sinner © USA Network

4. Podcast “3.55”: Chanel vous emmène dans les coulisses de l'Opéra de Paris

Précurseur en matière de podcast dans l’univers du luxe, Chanel a confié un micro à Anne Berest, qui s’est immiscée dans les coulisses de l’Opéra de Paris. Aurélie Dupont, Keira Knightley ou l’étoile russe Diana Vishneva se racontent en face à face avec l’écrivaine. 
The Sinner © USA Network - Cheek Magazine
The Sinner © USA Network

5. “Camping”: pourquoi la nouvelle série de Lena Dunham déçoit

Après avoir tenté d’être la voix de leur génération, Lena Dunham et Jenni Konner s’attaquent à celle des quadragénaires dans leur nouvelle série, Camping. Cette adaptation d’une série britannique raconte le long week-end au camping d’un groupe de quadras névrosés et de leurs enfants.
The Sinner © USA Network - Cheek Magazine
The Sinner © USA Network

7. Jenny Zhang: adoubée par Lena Dunham, cette autrice parle immigration et adolescence

Jenny Zhang, jeune autrice de 35 ans, a connu un succès fulgurant outre-Atlantique avec son premier recueil de nouvelles Sour Heart (à paraître en janvier 2019 en France aux éditions Philippe Picquier). Elle y puise dans son expérience de l’immigration pour raconter les névroses de sept jeunes adolescentes.
The Sinner © USA Network - Cheek Magazine
The Sinner © USA Network