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En Tunisie, Olfa Terras-Rambourg facilite l’accès à la culture pour les jeunes

À l’occasion du forum organisé par le Huffpost Maghreb “Ces femmes du Maghreb qui changent le monde”, Cheek a rencontré Olfa Terras-Rambourg, créatrice du Prix Olfa Rambourg pour l’Art et la culture.
© Frédéric Reglain / Divergence
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Passionnée de culture et d’art, Olfa Terras-Rambourg s’est donné une mission: encourager les jeunes artistes de Tunisie, dont elle est originaire, par l’intermédiaire de la Fondation Rambourg qu’elle a fondée avec son mari. Présente au 1er forum international du Huffpost Maghreb, qui s’est déroulé le 1er juin à l’Institut du Monde Arabe, nous l’avons rencontrée.

Quel est le pouvoir de la culture aujourd’hui?

La culture c’est ce qui nous rapproche, c’est ce qui nous fait comprendre ce que l’on est. C’est un ensemble de valeurs que l’on a et qui nous rapproche, mais c’est aussi ce qui nous éveille et nous donne un vrai pouvoir de réflexion. Donc, grâce à la culture, on a des gens qui réfléchissent, qui analysent, des gens qui sont beaucoup plus innovants, beaucoup plus dans la modernité et dans le futur que ceux qui regardent un mur. 

Pourquoi te concentres-tu sur la jeunesse ?

Parce que c’est celle qui a le plus souffert des 23 ans de Ben Ali: les jeunes sont nés sous Ben Ali, ils ont eu 20 ans sous Ben Ali. Donc il n’ont pratiquement pas de culture. Et puis c’est eux qui vont faire la Tunisie de demain, donc c’est à eux qu’il faut expliquer, qu’il faut montrer que la culture est génératrice de richesses, qu’elle est un outil très important de cohésion sociale, d’émancipation, de réflexion… C’est pour ça que je m’adresse à eux.

Pourquoi te semble-t-il important que des rencontres internationales comme celle d’aujourd’hui soient organisées?

C’est important d’expliquer et de faire connaître aux gens ce qu’il se passe en Tunisie. Il faut leur faire connaître la réalité, parce que les images traditionnellement véhiculées sont plutôt celles qui font peur, les catastrophes et le reste, on parle trop peu des choses positives qui s’y passent. Et puis c’est l’occasion de rencontrer d’autres femmes, qui font des choses différentes, mais toujours dans le même combat, l’éducation à la culture, et puis peut-être que cela nous permettra de trouver des synergies pour échanger.

Ton exposition L’Éveil d’une nation vient de se terminer, quels sont tes prochains projets?

J’en ai plusieurs dont un grand, structurant, et d’autres plus satellites. L’Éveil d’une nation, par exemple, ça n’est pas fini: c’était la première étape vers quelque chose de plus grand, qui consiste à restaurer le palais Qsar Es-Saïd, où elle a eu lieu, pour en faire un musée national. Donc là, on en est à l’état d’étude, et le projet lui-même durera 3 ou 4 ans. À côté de ça, j’ai le projet de Centre des arts et des métiers de Jbel Smema, qui se trouve dans le gouvernorat de Kasserine, une région très pauvre où il n’y a absolument aucun accès à la culture: c’est le projet phare de la fondation aujourd’hui.

Propos recueillis par Samia Kidari et Mathilde Saliou


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