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Women helping women: un projet photo met en lumière la solidarité entre femmes

Venir en aide aux femmes sans abris, se relever de violences sexuelles ou s’émanciper des contraintes sociales, avec son projet Women Helping Women, Aude Adrien capte une solidarité féminine et féministe.
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien


A 38 ans, après 13 ans passés dans la finance, Aude Adrien lâche tout, l’an dernier, pour se consacrer à ses deux passions, la photographie et l’écriture. Je m’intéressais depuis longtemps au traitement des injustices sociales, au premier rang desquelles la cause des femmes”, nous explique-t-elle. Avec Women Helping Women, une série de photos et textes où elle donne la parole aux fondatrices d’associations venant en aide aux femmes, cette photographe française résidant à New-York, qui ne conçoit pas sa démarche artistique autrement que de manière engagée, nous révèle des initiatives pleines d’espoir et confronte ces femmes, d’âges et d’horizons différents, à leur vision du féminisme et aux combats qu’il reste à mener. Interview express.

Women Helping Women 1

Comment a germé l’idée de Women Helping Women?

Je réfléchissais à un sujet assez lourd sur les survivantes de viol lorsque j’ai fait la connaissance de Chiara Condi, fondatrice de Led by Her, une association qui soutient les femmes victimes de violence qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat. J’ai eu envie de donner un coup de projecteur à ces femmes qui ont créé ou participent à des initiatives visant à aider d’autres femmes. 

L’entraide entre femmes est au cœur de votre projet. Vous aviez envie de tordre le cou aux clichés sur la rivalité féminine?

La participation massive de femmes à des manifestations comme la Women’s March est la preuve d’une réelle solidarité, et je rencontre tous les jours des femmes engagées dans la lutte contre les inégalités. Plus je parle de ce projet, plus je rencontre des femmes au parcours et à l’engagement fascinants.

Women Helping Women © Aude Adrien

Dans votre projet, vous mettez en lumière l’association Survivor’s Ink, pouvez-vous nous en dire plus?

Survivor’s Ink est une association basée dans l’Ohio aux États-Unis qui aide des survivantes de trafic sexuel en recouvrant les tatouages imposés dans le passé par ceux qui les exploitaient. Je devais photographier la fondatrice, Jennifer Kempton, elle-même survivante de trafic sexuel. Elle est décédée d’une overdose quelques jours avant mon arrivée dans l’Ohio. Elle avait replongé tant la douleur était forte. J’ai ainsi découvert l’ampleur du fléau, dont j’ai décidé de faire un sujet à part entière, sur lequel je travaille aujourd’hui.

Un projet d’exposition et de livre est en cours, vous ne semblez pas près de tourner la page Women Helping Women

La série est un “work in progress”, autrement dit je pense la continuer pendant des années, et qui sait, toute ma vie? Cela m’intéresse de voir comment les mentalités changent, et comment le rapport des femmes au féminisme évolue. Si le sujet devient obsolète, je serai la première à m’en réjouir!

Propos recueillis par Audrey Renault


1. Owlle, magicienne pop qui aime l'ombre et la lumière

Quatre ans après son premier album, Owlle revient avec Summer Crisis, un nouvel Ep qui annonce le virage pop de son nouvel album, Heavy Weather, à paraître dans les mois qui viennent. 
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

2. Christine and The Queens, c'est fini! Maintenant, c'est Chris

On a lu pour vous cet article de RTL sur Christine and The Queens et son changement de nom et on vous le conseille fortement. 
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

3. Elles ont crée Belleville, une maison d'édition consacrée aux littératures étrangères et engagées

Dorothy Aubert et Marie Trébaol, deux éditrices parisiennes, ont lancé la maison Belleville en 2015. Elles donnent ainsi la parole à des autrices et auteurs militant·e·s, venu·e·s de Turquie, d’Arménie ou encore d’Égypte, et nous entraîne à la découverte de nouvelles cultures. Entretien express.
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

4. Whitney Houston aurait été sexuellement abusée enfant

Dans un documentaire évènement sur la vie de la chanteuse, le réalisateur Kevin Macdonald dévoile le témoignage du demi-frère de Whitney Houston qui accuse leur cousine Dee-Dee Warwick d’avoir abusé d’eux lorsqu’ils étaient enfants. 
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

5. Spirituel, drôle et queer: à la découverte du féminisme divinatoire de Camille Ducellier

La collection Sorcières des Éditions Cambourakis vient de rééditer en ce mois de mai le Guide pratique du féminisme divinatoire de Camille Ducellier. Un manuel aussi décalé que brillant pour toute sorcière en devenir.
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

6. “Behind the Scars”: quand une photographe s'intéresse aux histoires derrière les cicatrices

Une opération, une chute ou des blessures auto-infligées: derrière les cicatrices se cache souvent une histoire. Pour son projet Behind the Scars, la photographe britannique Sophie Mayanne invite ses sujets à raconter la genèse de leurs marques et à examiner l’impact qu’elles ont eu sur la construction de leur identité. 
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien

7. Adelaïde Bon signe un roman incroyable sur le viol qu'elle a subi enfant

Elle avait 9 ans quand elle a été violée dans la cage d’escalier de son immeuble. Le coupable ne sera retrouvé et inculpé que 23 ans plus tard. Entre-temps, Adélaïde Bon a souffert et surtout culpabilisé jusqu’à l’autodestruction. Aujourd’hui, elle raconte son parcours dans La Petite fille sur la banquise, un récit littéraire saisissant qui dénonce la culture du viol et la tendance à minimiser un crime que la société peine à définir, à comprendre et donc parfois à punir.
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien - Cheek Magazine
Tara Heuzé, de l'association “Règles élémentaires” © Aude Adrien