geek

L'entretien connecté de Ludwine Probst

Ludwine Probst, la développeuse qui balaye les clichés sur les geeks

La développeuse Ludwine Probst sera ce soir sur la scène de Sisterhood, un évènement dédié aux femmes de la tech, organisé par Facebook et The Family en partenariat avec Cheek Magazine et Bibliothèques Sans Frontières. À cette occasion, elle répond aux questions geek de Cheek.
DR
DR

DR


Vous savez ce qu’est un développeur? Petit indice, il baigne dans le milieu de l’informatique et des algorithmes. Mais ne vous méprenez pas, il est souvent loin de la caricature du geek aux cheveux longs et gras, fan de jeux vidéo et à la sociabilité quasi inexistante. C’est ce que nous fait comprendre d’emblée Ludwine Probst, 31 ans, développeuse back-end depuis cinq ans.

J’ai tout appris sur le tas”, explique-t-elle, après avoir avoué qu’elle ne se serait jamais crue développeuse, elle qui n’a eu Internet chez elle qu’à l’âge de 25 ans. Un an plus tard, elle commence à coder. À cette époque, elle vient d’obtenir un master en mathématiques, et tombe par hasard sur une offre d’emploi: une place de développeur dans une boîte qui propose une formation de quatre semaines.

Il est important de montrer des exemples féminins pour que les femmes puissent se sentir concernées et s’en inspirer.

Pour Ludwine Probst, l’informatique n’est pas si éloigné des maths, et ne lui fait donc pas peur: “C’est un challenge intellectuel où le langage est différent mais le raisonnement identique.” Une fois embauchée, elle est la seule femme de son équipe. Sans grande surprise, puisque seulement 10% des développeurs sont des femmes. Ludwine Probst s’en rend compte, notamment lorsqu’elle participe à des conférences, des meetups. “J’allais à des événements où on me parlait comme si je n’y connaissais rien”, reconnaît la jeune femme, que l’on prend souvent pour une commerciale ou une RH, rarement pour une développeuse. Faire émerger les femmes, c’est justement ce que propose Duchess France, l’association dont elle fait partie et dont l’objectif est de rendre les développeuses plus visibles.

Il est important de montrer des exemples féminins pour que les femmes puissent se sentir concernées et s’en inspirer”, affirme-t-elle. Duchess France encourage  les femmes informaticiennes à se rencontrer et coache les développeuses pour qu’elles puissent devenir speakers lors de conférences. De quoi les rendre plus audibles et lutter contre les stéréotypes du métier, mais surtout de quoi donner envie aux plus jeunes de se lancer dans ce milieu qu’elles connaissent peu et pourtant si porteur. Ce soir, Ludwine Probst prendra d’ailleurs la parole lors de la deuxième édition de Sisterhood organisée par Facebook et The Family, en partenariat avec Cheek Magazine. Professionnellement geek, Ludwine Probst l’est-elle vraiment dans la vie de tous les jours? Pour le savoir, nous l’avons soumise à notre entretien connecté.

Geek de la première heure ou geek formée sur le tas?

Formée sur le tas. J’ai commencé à utiliser un ordinateur quotidiennement lors de mon premier job à 26 ans. Et c’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à apprendre à coder. J’ai appris en dehors de mon boulot grâce à des sites comme Openclassrooms et Coursera, et aussi lors de workshops et de meetups.

Mac ou PC?

PC au départ, puis Mac depuis 2 ans.

“Facebook, je n’accroche pas.”

Facebook, Twitter ou Instagram?

Twitter sans hésitation! C’est un réseau social très utilisé par les développeurs et très pratique pour annoncer les sorties d’outils, les soirées, les conférences… Facebook, je n’accroche pas et je n’utilise pas Instagram.

Appli plans ou sens de l’orientation?

Sens de l’orientation. À vrai dire je ne suis pas hyper connectée à mon téléphone. Je dessine le chemin à prendre sur un bout de papier et je préfère faire appel à ma mémoire et demander à des passants si je me perds.

L’appli que tu as installée et que tu n’utilises jamais?

Aucune. J’en utilise très peu et je fais le ménage assez souvent.

What’s app, textos ou BBM?

Textos. Je ne connais pas BBM.

“Ma référence geek: Cédric Villani, un mathématicien qui s’investit pour mieux faire connaître les sciences auprès du grand public.”

Booking, TripAdvisor ou Airbnb?

J’adore Airbnb! Booking est pas mal aussi, ça dépend de mes destinations et envies.

Ta référence geek réelle?

Je dirais Cédric Villani, un mathématicien clairement passionné et qui s’investit pour mieux faire connaître les mathématiques et les sciences auprès du grand public.

Ta référence geek fictionnelle?

J’ai adoré Hit Girl, l’héroïne du comic Kick-Ass.

Propos recueillis par Camille Thorin

Sisterhood #2, c’est ce soir à 18h chez The Family, 25 rue du Petit Musc, 75004 Paris.


4. Marietta Ren, la dessinatrice qui réinvente la BD sur smartphone

Dans Phallaina, on suit sur notre smartphone ou notre tablette les aventures d’Audrey, une jeune femme inventée par la dessinatrice Marietta Ren, qui publie sa première bande défilée. Interview.
DR - Cheek Magazine
DR