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L'entretien connecté de Nathalie Schraen-Guirma

Nathalie Schraen-Guirma, l'ambassadrice du Made in France à la télé et sur le Web

Présentatrice et blogueuse, Nathalie Schraen-Guirma est une amoureuse du Made in France. Elle répond aux questions geek de Cheek.
© instagram.com/nat_made_in_france
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Ambassadrice du Made in France sur France 3, avec une chronique dans l’émission Midi en France, Nathalie Schraen-Guirma a lancé son blog, Nathalie et les ambassadeurs du Made in Franceil y a deux ans, après la naissance de son fils. “En général, une chronique télé dure 5 minutes. Sur Internet, je peux aller plus en profondeur, revenir sur l’histoire de l’entreprise, faire durer l’interview. C’est une continuité”, explique la jeune femme qui vient d’achever le tournage d’une nouvelle série documentaire qui sera diffusée en octobre sur la chaîne Voyage: Sur les routes mythiques.

Il faut dire que Nathalie Schraen-Guirma s’y connaît en voyages, elle qui est née à Kigali au Rwanda: “On voyageait au gré des affectations de mon papa qui travaillait au Quai d’Orsay. J’ai vécu deux ans au Rwanda, quatre à Nouakchott en Mauritanie, six à Conakry en Guinée-Conakry, cinq à Abidjan en Côte d’Ivoire et j’ai passé mon bac à Yaoundé au Cameroun”, énonce-t-elle avec le sourire dans un train qui la mène sur la route des vins d’Alsace pour le tournage de sa nouvelle émission.

Cette grande optimiste a osé quitter un CDI pour passer au statut d’intermittente du spectacle.

Entre deux tournages, Nathalie Schraen-Guirma essaie de poster un ou deux articles par semaine sur son blog, profitant des rencontres qu’elle réalise sur les plateaux. Partout à la fois, elle ne voit pas le temps passer: “J’ai un petit garçon de deux ans et j’ai l’impression d’avoir accouché hier”, annonce cette grande optimiste qui a osé quitter un CDI “dans une boîte qui fait rêver” pour passer au statut d’intermittente du spectacle. En effet, bac en poche, Nathalie Schraen-Guirma ne s’imagine pas devant les caméras. Elle obtient une maîtrise en économie, un master en stratégie et marketing à Sciences Po et intègre France Télévisions à l’occasion d’un stage de fin d’études. “Mon travail était d’analyser les audiences, d’étudier les programmes, de comprendre ce que les gens aiment en télé, explique-t-elle. Puis j’ai rejoint les équipes culturelles de France 3”. Alors qu’elle travaille en coulisses, avec les producteurs et la chaîne, elle lance l’idée d’une chronique sur le Made in France, qu’on lui propose de présenter en 2012. “Avant de me lancer, j’y ai beaucoup réfléchi. Je ne voulais pas de regrets, me demander ‘et si je l’avais fait?’. Aujourd’hui je ne regrette pas, mais le choix aurait été plus compliqué si mon fils avait été là”.

Puis vient l’envie de s’affranchir des 5 minutes de chronique: “Sur le blog, j’ai le temps d’écrire tout ce que je ne dis pas à l’antenne”. Elle y dresse les portraits d’entreprises françaises: du chocolatier Valrhona aux verres Duralex (que nous avions tous à la cantine), en passant par sa rencontre avec le président des Meilleurs Ouvriers de France et des selfies en compagnie de célébrités. Sourire aux lèvres et smartphone sur le coin de la table, elle a répondu à notre entretien connecté.

Geek de la première heure ou geek formée sur le tas?

Geek de la première heure. J’ai été fascinée par Internet. Pour moi c’était une porte ouverte sur le monde.

Mac ou PC?

J’ai commencé PC et je suis passée Mac: pour tout ce qui est graphisme, pour leurs modèles fins et pratiques.

Twitter ou Facebook?

Les deux! Sur Facebook on fait son album, pour moi ça remplace le mail avec mes amis qui sont installés partout autour du monde. Et Twitter, je ne l’utilise pas assez mais j’adore sa réactivité. Je me rappelle l’affaire DSK: par Twitter on était au courant avant même que les médias en parlent. Les  tweets accompagnent les programmes de TV qu’on regarde à la maison, ça permet de communiquer avec les différents éditorialistes, les hommes politiques.

Ce que tu ne pourras jamais faire en ligne?

En ligne, tout va très vite. Parfois, il faut faire l’éloge de la lenteur. Si on veut prendre le temps de la réflexion, écrire… ce n’est pas en ligne que ça se fait.

Ce que tu ne peux plus faire autrement qu’en ligne?

Mon mari me dit que je suis tout le temps fourrée sur mon téléphone! Sauf le soir, on le coupe, c’est notre règle. A un moment, il y a eu ce reproche de trop s’appeler et de ne plus s’écrire. Finalement avec les mails, on s’écrit davantage. Donc il y a du positif dans le numérique.

Ton compte fétiche sur Instagram?

Celui de mon mari Jonathan Guirma, qui réalise un travail extraordinaire sur les vanités. Sinon, j’aime beaucoup le compte Pinterest du label Entreprise du Patrimoine Vivant. Je travaille beaucoup avec eux pour mon émission sur France 3 et ils sont toujours à la pointe de l’actualité. Ça touche l’artisanat d’art et je regarde très souvent ce qu’ils postent.

Booking, TripAdvisor ou Airbnb?

Ça dépend. J’utilise Booking quand je ne reste pas longtemps, une nuit ou deux. Trip Advisor, j’y vais de plus en plus car c’est un vrai bonheur de faire confiance aux voyageurs plutôt qu’aux hôteliers! Et je prends un Airbnb si je reste plus longtemps quelque part. J’aime bien car on a la cuisine, on a l’impression d’être chez l’habitant, de vivre en immersion. Le voyage prend une autre tournure.

Uber addict ou TaxiG7?

Les deux! L’avantage du taxi en cas d’embouteillages, c’est qu’ils maîtrisent vraiment la ville, ils ont toujours un plan B. Mais pour les petits trajets ou lorsque je sais par où je veux passer, je préfère Uber, ils sont souriants, sympathiques… Mais les Taxi G7 ont fait beaucoup d’effort. 

L’appli que tu as installée et que tu n’utilises jamais?

Je vais te dire ça tout de suite… (Elle regarde sur son téléphone) Ah! C’est LinkedIn: je me suis créé un compte, mais je n’ai pas le réflexe d’y aller régulièrement.

Ce que le Web a le plus changé dans ta vie?

J’écris mon blog et j’adore ça. Le Web permet de s’exprimer, de faire un travail d’enquête, avec mes propres choix. Je deviens mon éditorialiste, ma productrice. Je suis à l’initiative de tout ce que je vais poster. Et j’adore voir tous les pays d’où se connectent ceux qui me lisent: la France, le Canada francophone… Ça montre que le savoir-faire français a encore beaucoup de succès au-delà de nos frontières.

Propos recueillis par Julie Hamaïde 


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