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Gueules de Pola

Graphiste et artiste digital, Mickael Doczekalski, alias Graphset, expose une série de Polaroids à la boutique Impossible Project à Paris. En collaboration avec la marque, il est le premier en France à avoir utilisé le nouvel appareil Instant Lab comme médium créatif. Diaporama.
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C’est la rencontre de deux mondes qu’en apparence tout oppose: l’argentique et le numérique. Avec la série Replica, Mickael Doczekalski, alias Graphset, présente huit portraits, huit “gueules” comme il dit, tirés sur Polaroid. Et ce qui marque au premier regard, c’est ce contraste saisissant entre l’hyperréalisme des visages et l’abstraction des formes qui les entoure. Cet univers, inspiré de l’esthétique Glitch (un art tiré des bugs informatiques), Graphset l’a constitué en cherchant à repousser les limites d’un appareil hybride: Instant Lab.

Instant Lab permet de tirer sur film Polaroid toute image ou fichier numérique enregistrés dans un iPhone.

Véritable innovation technologique, ce dernier-né des appareils instantanés a été conçu par Impossible Project (l’entreprise qui a relancé la production de films Polaroid en 2008). Il permet de tirer sur film Polaroid toute image ou fichier numérique enregistrés dans un iPhone. Attiré par les capacités de l’appareil, Graphset y a vu un moyen de prolonger sa recherche créative déjà à l’œuvre dans un clip comme Bang du groupe pop Tahiti 80, qu’il a réalisé. Son procédé est le suivant: muni d’un appareil numérique, l’artiste photographie un modèle ou un sujet fixe sous une multitude d’angles afin de reconstituer sur logiciel un visage à 360° en 3D. Il choisit ensuite la position du modèle virtuel dans le portrait, en y intégrant une texture, une luminosité réaliste et des objets purement graphiques. Une fois sa composition achevée, il s’envoie le fichier sur son smartphone avant de réaliser le tirage Polaroid. Le résultat est une série de trompe-l’œil alliant le grain Polaroid d’antan à la technologie numérique d’aujourd’hui. Comme quoi, rien n’est impossible.

Aude Lambert

A l’Impossible Project Space, 77, rue Charlot, Paris 3ème. Jusqu’au 12 décembre 2013.


2. Avec Ada Tech School, elle propose des cours de code féministes et inclusifs

Située au cœur de Paris dans le quartier du Marais, l’Ada Tech School forme des hommes et des femmes à coder et à déconstruire les stéréotypes de genre du monde de la tech. Rencontre avec sa fondatrice et directrice Chloé Hermary.
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3. Dona Sarkar œuvre pour plus de diversité dans la tech

Pour Dona Sarkar, 39 ans, la technologie est avant tout un outil d’émancipation. Chez Microsoft, où elle anime depuis peu une plateforme de digitalisation des entreprises, elle se bat pour démocratiser son accès à tou·te·s. De passage à Paris, cette développeuse de formation nous a parlé de son expérience dans la tech et de la place que les femmes y occupent aujourd’hui.
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4. Chez Ekiwork, Elisabeth Chaudière utilise la réalité virtuelle pour sensibiliser au sexisme en entreprise

Cette experte du sexisme ordinaire au travail aide les entreprises à lutter contre les discriminations et les stéréotypes de genre qui contaminent les open space et les salles de réu. Elle a récemment co-écrit le scénario d’une expérience en réalité virtuelle, où l’on se glisse dans la peau d’une jeune cadre confrontée à des comportements sexistes dans sa boîte.
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5. Queer et féministes, ces geek militent pour un Internet safe

Si Internet est un lieu propice à l’information et à l’expression de soi pour les personnes LGBT+ et féministes, celles-ci sont aussi (et surtout) la cible première des cyberattaques en tous genres. Rencontre avec des hacktivistes qui ont choisi le terrain numérique pour lutter contre le patriarcat.
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6. Avec Glowee, Sandra Rey invente l’éclairage urbain du futur

En 2014, Sandra Rey a lancé Glowee, une start-up à l’origine d’un système d’éclairage écologique et naturel imitant les propriétés de certaines créatures marines luminescentes. Cette entrepreneure de 29 ans vient de clore une nouvelle levée de fonds et de signer un contrat avec la ville de Rambouillet pour illuminer le mobilier urbain à l’aide de cette brillante technologie.
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