geek

A start-up is born

Ils ont lancé Yuka, l'appli qui révolutionne la façon de faire vos courses (pour mieux manger)

Avec les deux frères François et Benoît Martin, Julie Chapon, 30 ans, a lancé Yuka, une appli qui permet de scanner les produits alimentaires pour connaître leur composition et savoir s’ils sont bons ou non pour la santé avant de les mettre dans son panier. 
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw


Obtenir un peu du temps de Julie Chapon pour une interview relève de la mission quasi impossible. La jeune femme de 30 ans a un emploi du temps, non pas de ministre, mais de cofondatrice d’une start-up qui cartonne. En février 2016, avec François et Benoît Martin, deux frères trentenaires, Julie Chapon a lancé Yuka, une application qui scanne les codes-barres des produits alimentaires et cosmétiques et vous indique, dans la seconde qui suit, leur composition et leur impact sur votre santé. Le tout en s’appuyant sur une base de données collaborative. Terminé le décryptage fastidieux d’étiquettes incompréhensibles, place à la simplicité avec Yuka: vous pouvez désormais immédiatement savoir si, ce que vous vous apprêtez à déguster, est excellent, bon, médiocre ou carrément mauvais pour vous. L’appli revendique aujourd’hui 2 millions d’utilisateur·trice·s. 

Née dans les Yvelines, Julie Chapon est passée par une école de commerce et un cabinet de conseil durant cinq ans avant de cofonder Yuka. L’idée est venue de Benoît Martin qui, avec l’arrivée de ses deux enfants, a souhaité acheter “de meilleurs produits alimentaires”. À défaut de comprendre la liste souvent interminable des ingrédients, il achète un livre qui dévoile les bons et les mauvais produits que l’on trouve au supermarché. Balader son caddie avec un gros bouquin n’étant pas idéal, il a l’idée de digitaliser ce savoir. Ainsi est né Yuka. 

Si les deux frères ont été sensibilisés très tôt par leurs parents pharmaciens à l’importance d’une bonne alimentation, Julie Chapon explique que son “éveil s’est fait de manière individuelle, en [s]e documentant via des livres et des blogs”: “On privilégie tous le fait-maison et on cuisine nos repas du midi.” On a posé quelques questions à cette start-uppeuse débordée. 

 

C’est quoi Yuka?

Yuka scanne vos produits alimentaires et cosmétiques pour décrypter leur composition et évaluer leur impact sur la santé. Face à des étiquettes indéchiffrables, Yuka apporte plus de transparence en un simple scan et vous permet de consommer de façon plus éclairée. L’appli vous indique via un code couleur très simple l’impact du produit sur votre santé: excellent, bon, médiocre ou mauvais. Vous accédez pour chaque produit à une fiche détaillée pour comprendre son évaluation.

Le jour où vous vous êtes lancé·e·s? 

En février 2016 lors du Food Hackathon à la Gaîté Lyrique, un concours dédié à la food qui dure un week-end, que l’on a remporté et qui nous a vraiment motivés à nous lancer. 

Le conseil que vous donneriez à quelqu’un qui veut lancer sa boîte?

Oser et exécuter. Oser, parce que c’est seulement en prenant des risques, ou en tentant des choses qui pourraient sembler impossibles, qu’on peut avoir de belles surprises. Exécuter, parce que un projet, c’est 10% d’idée, et 90% d’exécution. Une idée sans exécution n’est rien, donc il faut mettre les mains dans le cambouis le plus tôt possible. 

Vous vous voyez où dans trois ans? 

On souhaite vraiment devenir une référence française, mais aussi européenne voire mondiale dans le choix de meilleurs produits pour sa santé. Nous avons ainsi pour projet de commencer à nous développer à l’international en 2019. 

Propos recueillis par Julia Tissier


1. Menstrutech: 5 bonnes raisons de s’intéresser aux applis dédiées aux règles

De plus en plus d’applications proposent aux femmes de surveiller leur cycle menstruel, d’alerter sur la période d’ovulation ou encore d’identifier le syndrome prémenstruel. Tout comprendre de la “Menstrutech” en cinq points.
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

2. Miyö Van Stenis, artiste vénézuélienne en exil qui veut “hacker le pouvoir”

À 28 ans, Miyö Van Stenis a déjà bien vécu. Originaire du Venezuela, devenue réfugiée politique en France à cause de son art militant et provocateur, elle s’est intéressée au Net Art, à la réalité virtuelle et aux drones avec un but récurrent: hacker le pouvoir.
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

3. Son appli HER permet aux femmes de rencontrer d’autres femmes

Robyn Exton, 32 ans, lance aujourd’hui la version française de HER à Paris, une appli de rencontres pour femmes qui cartonne aux États-Unis.
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

4. Féminiser Wikipédia, le pari féministe de l'association les sans pagEs

Depuis sa création en 2001, Wikipédia est devenu l’un des sites les plus consultés d’Internet. Pourtant, on y trouve seulement 16,5% de biographies de femmes. L’association les sans pagEs s’est donné pour but de féminiser la version française de l’encyclopédie. Reportage dans l’un de ses ateliers.
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

5. Grâce à elle, vous allez enfin comprendre ce qu'est la blockchain

La blockchain, un concept obscur? Pas pour Claire Balva, la start-uppeuse à la pointe de ce nouveau monde à la croisée de la tech, de l’énergie et de la finance. 
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

6. Intelligence artificielle: les robots sont aussi victimes du sexisme

On a lu pour vous cet article du Huffington Post sur les biais sexistes subis et véhiculés par les intelligences artificielles et on vous le conseille fortement. 
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw

7. Inès Leonarduzzi fait rimer écologie, numérique et féminisme

Inès Leonarduzzi est la fondatrice et présidente de l’ONG Digital for The Planet, qui lutte contre la pollution digitale. Nous l’avons rencontrée pour qu’elle nous explique en quoi le numérique est nocif pour la planète, pourquoi les femmes sont les premières impactées par le dérèglement climatique et quelles solutions sont envisageables.    
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw - Cheek Magazine
L'équipe fondatrice de Yuka © Eveline de Brauw