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A start-up is born / Alix B. d'Anthenay

Alix Benoist d'Anthenay propose des bijoux made in France et accessibles

Alix Benoist d’Anthenay a fondé sa marque de bijoux fantaisie éponyme et se passe d’intermédiaire pour proposer ses créations sur son e-shop à des prix abordables. Interview express.
Alix Benoist d'Anthenay, DR
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J’ai des malles remplies de morceaux de foulards, dentelles, broderies, cuir, fils, etc.” Alix Benoist d’Anthenay, 34 ans, fondatrice de la marque de bijoux éponyme, a le profil d’une collectionneuse. Ses pérégrinations dans les brocantes et vide-greniers parisiens lui servent souvent “de points de départ” pour ses collections.

Après des études de mode au Canada et en France, la jeune femme a travaillé 7 ans en tant que styliste pour des maisons de couture et des créateurs avant de se lancer dans l’entrepreneuriat. Passionnée par “les textiles, les matières et textures en général”, Alix Benoist d’Anthenay a toujours eu envie de monter sa boîte: “J’aime la liberté et la polyvalence que l’on a lorsqu’on possède sa propre structure”, précise-t-elle. En créant sa marque de “bijoux textiles”, elle a “gardé ce qu’[elle] préférai[t] dans [s]on métier de styliste: travailler les détails et mixer matières et couleurs.”  

 

C’est quoi Alix B. d’Anthenay? 

Alix B. d’Anthenay est une marque de bijoux 100% made in France et exclusivement digitale. Lorsque j’achetais de la bijouterie fantaisie, j’étais toujours déçue car, au bout de quelques mois, la dorure partait, et le laiton me laissait des traces vertes sur la peau. J’ai voulu faire des bijoux de qualité, et pallier ce problème en appliquant une couche de dorure plus qualitative et beaucoup plus importante que ce qui se fait habituellement dans la bijouterie fantaisie. Puis, je voulais travailler avec les meilleurs artisans parisiens, et faire uniquement du made in France. Hélas, quand j’ai reçu mes premiers prototypes et que j’ai vu mes prix, c’était beaucoup trop cher, et j’ai compris pourquoi certaines marques lésinaient sur la qualité ou externalisaient. Du coup, j’ai décidé de ne pas avoir d’intermédiaires -donc de ne pas être distribuée en boutique- et de vendre en direct au consommateur via Internet. Ainsi, un bracelet à 60 euros sur le site, devrait valoir pas loin de 150 euros si j’avais opté pour une distribution traditionnelle. 

 

Au canal saint Martin avec les boucles d’oreilles #54 le bracelet du mois d’avril et le bracelet #107 plaqué or.

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Le jour où tu t’es lancée? 

J’ai lancé ma marque en mai 2016. Avant cela, j’ai commencé par customiser des vêtements que je chinais, puis j’ai découpé dans ces vêtements pour faire des nœuds papillons et bijoux textile. Puis, j’ai laissé tomber mon idée de récupération et de pièces uniques pour lancer la marque de bijoux que j’ai aujourd’hui, en gardant très présent cet aspect éthique et artisanal. 

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut monter sa boîte? 

Lorsqu’on est créateur, on reçoit beaucoup de propositions de services, d’accompagnements… De la part d’entreprises qui savent très bien se vendre. Avant de s’engager dans quoi que ce soit et de dépenser de l’argent, je conseille, si possible, de ne pas hésiter à contacter plusieurs clients pour leur demander leur avis  sur le service proposé. Un autre petit conseil pour rester serein et éviter la frustration et la culpabilité: lorsqu’on commence, la quantité de choses à faire est astronomique, et cela peut être décourageant. Je conseille de ne pas trop focaliser sur toutes les tâches à effectuer, de faire les choses les unes après les autres, du mieux qu’on peut, et de se contenter de ce qu’on a déjà fait. 

Tu te vois où dans 3 ans? 

Je me vois dans un atelier boutique avec 5 ou 6 personnes pour m’aider à développer ma marque. Je me vois avec une collection de bijoux beaucoup plus étoffée, et une communauté grandissante de clientes fidèles. 

Propos recueillis par Julia Tissier 


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