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3 bonnes raisons d’aller voir l’expo Dalida au Palais Galliera

Dalida aimait s’habiller et a laissé derrière elle une garde-robe qui témoigne de son destin hors du commun. Jusqu’au 13 août, ce sont 209 tenues et accessoires qui sont exposés au Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris. Trois bonnes raisons d’aller les contempler.
© Keystone-France
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Quand on pense à Dalida, on pense généralement robe en lamé, brushing choucroute et globalement look too much. En réalité, la chanteuse culte du répertoire français -qui a grandi en Égypte au sein d’une famille italienne- avait un goût prononcé pour la mode, et aucune de ses tenues n’a jamais été choisie au hasard. Qu’il s’agisse des robes fifties toutes simples de ses débuts ou de ses tenues de scène les plus extravagantes des années 80, Dalida soignait en permanence son apparence, aidée par une silhouette fine qui lui a toujours permis d’enfiler n’importe quel vêtement. L’exposition du Palais Galliera s’ouvre d’ailleurs sur la robe rouge Jean Dessès qu’elle portait lors de son premier concert à Bobino en 1958, et qu’elle remit en 1981 pour la première de son spectacle à l’Olympia.

En cinq salles, l’expo Dalida, une garde-robe de la ville à la scène, qui a démarré hier, retrace la vie de la chanteuse via un grand nombre de tenues, que son frère Orlando a conservées après sa mort en 1987, et qu’il a souhaité léguer au Palais Galliera. “La garde-robe personnelle de Dalida, à la ville comme à la scène, écrit-il dans le dossier de presse de l’expo, a été soigneusement préservée depuis la disparition de la vedette. Elle raconte l’incroyable histoire d’une jeune Italienne, partie d’Egypte avec seulement une valise pleine de rêves, jusqu’à ses consécrations successives dans les robes magnifiques dont l’Olympia et les shows télévisés furent le cadre privilégié.” Pourquoi ça vaut le coup d’aller y faire un tour.

 

Parce que Dalida n’avait aucune limite dans ses tenues

Si la première salle rassemble les robes de jeune fille qu’elle portait à son arrivée à Paris -dont certaines étaient déjà siglées Balmain ou Carven- dès la deuxième salle, on prend la mesure des extravagances dont était capable la diva, toujours réceptive aux nouvelles tendances. Aux robes courtes et imprimés fleuris de ses débuts succèdent des modèles longs (Azzaro, Saint-Laurent, Balmain) destinés aussi bien à ses concerts qu’à des réceptions et émissions télé. Sur les mannequins de bois, du noir, du blanc, et déjà des sequins et des broderies, la marque de fabrique de Dalida.

La troisième salle est sans aucun doute la plus “waouh”: y sont notamment exposées les tenues de son ultime Palais des Sports ainsi que le body mythique -et sa cascade de froufrous- de Comme disait Mistinguett. Après une pause consacrée aux accessoires et un couloir dévolu à ses dernières tenues de ville, le parcours s’achève sur une salle réservée aux vêtements que Dalida a portés à l’écran. Une promenade à travers les styles et les époques qui nous donnent un aperçu, via 209 tenues, de la vie incroyable qu’a menée la chanteuse.

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© Myriam Levain pour Cheek Magazine

 

Parce qu’en sortant, vous aurez envie de chanter Bambino

Découvrir les placards de Dalida, c’est plonger involontairement dans des clips vintages ou des souvenirs télévisuels d’enfance. Impossible de ne pas fredonner Laissez moi danser après avoir contemplé combinaisons en lycra, robes à plumes et autres boléros et bottes cloutées. La chanteuse osait tout, y compris les pattes d’eph’ colorés, les caftans ou les robes en cuir, qui témoignent de ses évolutions vestimentaires et sa faculté à s’adapter à toutes les modes, se renouvelant sans cesse.

Impossible non plus de ne pas avoir en tête Salma Ya Salama après avoir approché l’ensemble oriental acheté en Turquie que la chanteuse porte dans le clip. De même, ses fourreaux pailletés évoquent inévitablement des morceaux cultes comme Il venait d’avoir 18 ans. La troisième salle diffuse d’ailleurs des extraits d’émissions telles que Champs-Élysées, Top Club ou Cadence 3: les nostalgiques des années 80 pourront se faire un moment revival.

 

Parce que ça vous permettra de rêver un peu

Vous l’aurez compris, l’expo Dalida, une garde-robe de la ville à la scène est autant un voyage dans le temps qu’un voyage dans ses malles, et nous rappelle qu’en ces temps un brin anxiogènes, la mode a cette éternelle capacité de nous faire rêver. Surtout quand les vêtements présentés sont ceux d’une femme qui a marqué l’histoire de la pop culture française, tout en conservant de profondes parts d’ombre, celles-là mêmes qui la conduisirent au suicide.

Se confronter à sa penderie, c’est avoir l’opportunité d’imaginer, le temps d’une visite, ce que fut sa vie de star solitaire, à la fois ultra traditionnelle et terriblement moderne, indépendante tout en étant mariée à son public, comme elle se plaisait à le dire. Déjà héroïne d’un biopic qui lui était consacré en début d’année, il semblerait qu’en 2017, Dalida revienne sur le devant de la scène et nous force à nous interroger sur ce qui faisait sa féminité si singulière, composée à la fois de gravité et de robes pailletées.

Myriam Levain

Jusqu’au 13 août au Palais Galliera.


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