cheek_mode_habillage_desktop

mode

Focus

Avec Fille de Joie, Bénédicte Kaluvangimoko prend la relève de Castelbajac

Fille de Joie, c’est une nouvelle marque de vêtements dont vous allez entendre parler. On a discuté avec sa fondatrice, Bénédicte Kaluvangimoko, qui était ce week-end au salon Who’s Next à Paris. 
Instagram/fille_de_joie
Instagram/fille_de_joie

Instagram/fille_de_joie


Le 19 mai dernier, Bénédicte Kaluvangimoko a remporté le concours Talents de mode, organisé par le Village des Créateurs de Lyon, avec sa marque Fille de Joie. Et à découvrir l’univers explosif et si singulier de cette créatrice de 28 ans, originaire de Seine-et-Marne, on parie -sans prendre trop de risques- que ce n’est pas la dernière fois que l’on entendra parler d’elle.

Avec cette marque au nom provocateur et au slogan révélateur -“Joy is all”- qu’elle a lancée en août 2015, Bénédicte Kaluvangimoko propose un vestiaire ludique alliant les codes du sportswear à une allure sexy, parfois même un peu punk. Gigi Hadid a déjà porté l’un des sweats emblématiques de la marque -et ce, grâce à l’audace de cette vingtenaire qui n’a pas hésité à filer la pièce en question au chauffeur de la star lors de l’un de ses déplacements. Une raison donc largement suffisante pour s’intéresser de près à Fille de Joie et à sa créatrice qui était ce week-end au salon Who’s Next Porte de Versailles.

 

 

 

Qui se cache derrière Fille de Joie? 

Avec Fille de Joie, Bénédicte Kaluvangimoko prend la relève de Castelbajac

Bénédicte Kaluvangimoko, la fondatrice de Fille de Joie © ???

Née à Coulommiers, en Seine-et-Marne, Bénédicte Kaluvangimoko n’a pas choisi la mode tout de suite: “Après le bac, j’ai fait une licence d’anglais car je voulais devenir prof, mais, à la moitié de mon master, j’ai eu un déclic et l’impression que je n’étais pas à ma place.” C’est ainsi qu’un jour, en plein cours d’histoire de civilisation britannique, elle décide de ne plus remettre les pieds à la fac. “Il y avait une partie artistique et créative qui sommeillait en moi et j’ai senti que j’allais m’ennuyer comme prof derrière un bureau”, se souvient-elle aujourd’hui. C’était en 2012. Elle s’octroie alors une année pour “réfléchir” et intègre finalement l’école Mod’Art. Diplômée d’un MBA marketing et communication de la mode, Bénédicte Kaluvangimoko cherche ensuite du travail, en vain. En attendant, elle bosse “à droite, à gauche” et, à la fin de l’un de ses CDD, décide de prendre son solde de tout compte et de s’envoler aux États-Unis pour “faire un break”. Juste avant son départ, elle crée un sweat en coton et résille avec l’inscription “Fille de joie”. Une fois installée là-bas, elle le porte et se fait arrêter à plusieurs reprises dans la rue par des filles qui veulent savoir où elle l’a acheté. “C’est à ce moment-là que je me suis dit ‘pourquoi pas essayer de dessiner une collection entière?’ et c’est comme ça qu’est née la marque”, raconte-elle.  

 

 

Bae @solenelescouet wearing @fille_de_joie « Grey sweater » 💯🔥👽💣 Pic by @valentinfabre 📷

Une photo publiée par Filledejoie (@fille_de_joie) le

Ses inspirations

Jean-Charles de Castelbajac: “C’est le créateur qui m’a donné envie de me lancer.” Cette autodidacte, qui aujourd’hui dessine, choisit ses matières, décide de la direction artistique mais laisse la création des patrons à une modéliste, a découvert avec lui que la mode pouvait être “créative, folle, magique, colorée et pop”. Celle qui affirme être “l’inverse du minimalisme” dit même de Castelbajac qu’il est “la révélation de [s]a vie”, son “fil conducteur”. Bénédicte Kaluvangimoko apprécie aussi Vivienne Westwood, Comme des Garçons ou encore NicoPanda

 

 

Smile for good. Smile even when you’re sad (after having cried a river…) Life is a playground 😊🙃

Une photo publiée par Filledejoie (@fille_de_joie) le

 

Pourquoi ce nom? 

Bénédicte Kaluvangimoko a toujours été attirée par “les matières portées par les filles de joie: la résille, les matières vinyles, les jeux de transparence, de laçage”. Selon elle, “ce n’est pas donné à toutes les femmes de s’assumer avec ces matières et donc, si on les porte, ça signifie que l’on se sent bien, qu’ on est joyeuses, des filles de joie en quelque sorte mais pas dans le sens premier!”. Une façon aussi de prendre position en faveur des femmes, de “toutes les femmes” qu’elle ambitionne de sublimer avec ses vêtements sexy et ajourés. 

 

 

@karaokeandvodka wearing the mesh sweater 😍 📷: @newyorkgrind #mesh #belly #blackgirl #goth #streetwear #nyc #paris

Une photo publiée par Filledejoie (@fille_de_joie) le

Les particularités de la marque

Je dirais l’authenticité, lâche Bénédicte Kaluvangimiko, c’est un état d’esprit. J’ai toujours été attirée par ce qui est punk, gothique, le kawaï, les choses ludiques et le sportswear.” C’est surtout la singularité de son univers qui frappe en tout premier lieu. Et si Fille de Joie est à l’origine une marque destinée aux femmes, la créatrice a remarqué que beaucoup d’hommes se l’étaient appropriée en portant certaines de ses pièces: “Au début, je croyais que les mecs commandaient les fringues pour leurs copines mais ensuite, je me suis rendu compte sur les réseaux sociaux que c’étaient eux qui les portaient!”

Avec Fille de Joie, Bénédicte Kaluvangimoko prend la relève de Castelbajac

Avec Fille de Joie, Bénédicte Kaluvangimoko prend la relève de Castelbajac

Avec Fille de Joie, Bénédicte Kaluvangimoko prend la relève de Castelbajac

Images extraites du lookbook de la collection automne-hiver 2016/2017

 

Pourquoi il faut la suivre de près

Parce que Fille de Joie est une marque engagée: “Avec mes créations sexy, ajourées, je prends position car, pour moi, une femme qui se cache dans ses vêtements n’est pas une femme libre”, explique la fondatrice. Et si pour le moment, Bénédicte Kaluvangimoko n’a pas encore fait défiler sa marque, elle compte bien le faire avec des modèles “atypiques”, même si elle “n’aime pas trop ce mot”, car elle veut “que toutes les femmes soient des ‘Fille de Joie’”.

 

Où la trouver?

Sur l’e-shop de la marque, chez Addicted, 6 rue Saint-Merri (75004), Augustine, 10 rue Saint-Sabin (75011) ou au Village des Créateurs à Lyon, passage Thiaffait, à compter de fin septembre. 

Julia Tissier


1. Avec FOU Clothing, Léa de Bartillat met le wax à l'honneur

Après un voyage en Côte d’Ivoire, Léa de Bartillat et Florent Vindimian ont fondé leur studio de création entre le vêtement et la photographie: FOU Clothing. Interview express de la cofondatrice. 
Instagram/fille_de_joie - Cheek Magazine
Instagram/fille_de_joie

3. Avec Miasun, elles proposent une alternative stylée au parasol pour chiller à l'ombre

C’est bientôt l’été, Hortense Pontabry et Valériane Voirin ont pensé à vous: elles ont lancé Miasun, une start-up qui crée de jolies tentes de plage faciles à transporter, pour s’abriter du soleil sans s’encombrer. 
Instagram/fille_de_joie - Cheek Magazine
Instagram/fille_de_joie

7. 3 bonnes raisons d’aller voir l’expo Dalida au Palais Galliera

Dalida aimait s’habiller et a laissé derrière elle une garde-robe qui témoigne de son destin hors du commun. Jusqu’au 13 août, ce sont 209 tenues et accessoires qui sont exposés au Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris. Trois bonnes raisons d’aller les contempler.
Instagram/fille_de_joie - Cheek Magazine
Instagram/fille_de_joie