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Start-up is born / Flair

Flair, les bodys made in France que vous allez avoir envie de porter tout le temps

Clémence Wurtz a lancé Flair, une marque de bodys prêt-à-porter à la fois simples, élégants et sexys. Interview express de la fondatrice. 
© Flair
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Clémence Wurtz est à l’image de ses créations: spontanée, joyeuse et enthousiasmante. À 27 ans, cette jeune femme a lancé en octobre dernier sa marque de “bodys prêt-à-porter”, Flair. C’est en cherchant des synonymes d’“instinct” que le mot flair lui est venu: “En plus, en anglais, ça veut dire style et élégance”, précise-t-elle. Née à Troyes, Clémence Wurtz a passé un an aux États-Unis avant de s’installer à Paris pour étudier le business international à l’université américaine: “L’enseignement à la française -assis·e sur sa chaise à écouter un prof pendant une heure pour recracher par coeur sans avoir forcément compris- m’ennuie”. Ce sont des jeunes américains “qui passent leur temps à créer des boîtes” qu’elle assure tenir sa fascination pour l’entrepreneuriat. En parallèle de ses études, elle a d’ailleurs monté deux entreprises dans le domaine de la location de mobilier, et lancé une émission sur le site Maddyness sur les start-uppeurs et start-uppeuses inspirant·e·s.

Flair, les bodys made in France que vous allez avoir envie de porter tout le temps

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Une fois son diplôme en poche en 2014, “il a fallu trouver un job”: la vingtenaire intègre alors Uber France et y reste trois ans: “C’était un hyper bon compromis, c’était du salariat, ce qui me faisait un peu peur, mais dans une start-up de 20 personnes à l’époque.” L’entreprise a grossi et Clémence Wurtz s’est lassée: “Quitte à bosser tout le temps, autant bosser pour soi.” Deux ans auparavant, elle s’est mise à prendre des cours de couture: “Dans cette ère digitale, ça me faisait du bien de revenir à du concret, du tangible, confie-t-elle, je trouvais extraordinaire de créer quelque chose de mes propres mains.” C’est ainsi qu’elle en est venue à fonder sa marque de bodys après une campagne de crowdfunding plus que réussie sur Ulule.

Clémence Wurtz loue le côté “assez magique” du body qui fait “une belle ligne” et laisse le corps “libre”.

Le body, c’est une réminiscence de l’enfance: “Ma mère en a toujours mis et je lui piquais souvent quand j’étais jeune”, raconte l’entrepreneuse. Elle loue le côté “assez magique” de cette pièce qui fait “une belle ligne” et laisse le corps “libre”: “Tu n’as pas besoin de te rhabiller à chaque fois que tu fais un geste comme c’est le cas avec une chemise, tu peux sauter partout et ça ne bouge pas!” Clémence Wurtz est revenue aux sources puisqu’elle a installé son atelier à Troyes dans lequel elle se rend toutes les semaines pour affiner les modèles et choisir les matières de ses bodys qui sont vendus sur son site entre 95 et 260 euros. Interview express. 

 

C’est quoi Flair? 

Une marque de bodys prêt-à-porter made in France. Tout est fait à Troyes: les tissus sont tricotés et teints dans mon atelier et le packaging et les étiquettes proviennent d’une entreprise troyenne. Flair s’adresse à toutes les femmes qui veulent être bien habillées sans avoir à se prendre la tête. J’aimerais d’ailleurs en finir avec l’idée reçue selon laquelle seules les femmes qui font une taille 34 peuvent porter un body, il est fait pour toutes les femmes, y compris celles avec des formes. Evidemment, il ne faut pas avoir envie de se cacher sous un gros pull, il faut être à l’aise avec son corps!

Le jour où tu t’es lancée? 

Je m’en souviens très bien, j’étais dans le train et j’ai dessiné mes premiers modèles de bodys. Ça a été le premier jour du reste de ma vie!

Flair, les bodys made in France que vous allez avoir envie de porter tout le temps

Clémence Wurtz © Flair

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut lancer sa boîte?

Très souvent, les gens pensent qu’on peut uniquement se lancer dans un domaine dans lequel on est expert. Personnellement, je ne crois pas que ce soit le cas. Par exemple, je dessine très mal -d’ailleurs je ne montre mes dessins qu’à ma modéliste-, mais ça ne m’a pas arrêtée, j’arrive quand même à me faire comprendre et à créer des modèles! Quand un projet nous intéresse, on apprend, on se renseigne, on se débrouille, et finalement, on peut tout faire! Il suffit d’avancer étape par étape et on se rend vite compte qu’on gravit petit à petit tous les obstacles. 

 

Tu te vois où dans 3 ans? 

J’ai envie de répondre: partout! En vrai, je ne sais pas car j’ai déjà du mal à savoir où Flair en sera dans six mois! Dans l’idéal, comme l’image et la philosophie de la marque sont très importantes pour moi, si un jour les bodys sont diffusés en physique, j’aimerais que ce soit dans une boutique en propre avec un univers très poussé. 

Propos recueillis par Julia Tissier 


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