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A start-up is born / Laïta from Paris to Buenos Aires

Ses sacs à main nous font voyager dans les Andes

La jeune marque de maroquinerie Laïta from Buenos Aires to Paris est un savant mélange de France et d’Argentine né d’une belle rencontre.
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Surfer sur l’e-shop de Laïta from Buenos Aires to Paris, c’est déjà voyager à l’autre bout du monde. Entre un sac à main et une ceinture, on se retrouve vite à contempler les photos du dernier voyage dans les montagnes argentines de Luli Rodriguez Gugliotta, la créatrice de cette marque de maroquinerie née en janvier 2014. Styliste de formation, passée par Mahlia Kent et Le Boudoir des Lubies, la jeune femme de 30 ans a eu l’idée folle de monter sa propre maison au moment où elle a rencontré Arnaud Rouer. Le jeune homme, géographe de formation, a alors déjà bifurqué plusieurs fois vers la finance et le théâtre, et s’enthousiasme à l’idée de lancer avec sa compagne une marque d’inspiration sud-américaine.

Le concept de Laïta from Buenos Aires to Paris? Créer de la maroquinerie aux standards français, fabriquée en Argentine à partir de cuirs et de tissus locaux. Une façon pour Luli de garder un lien avec son pays natal, qu’elle a quitté quand un stage parisien s’est présenté, et dont le soleil et la chaleur lui manquent parfois. Un moyen aussi de préserver et transmettre le savoir-faire ancestral hérité des Incas par les artisans argentins qui fabriquent à la main des tissus traditionnels, thermocollés ensuite par Luli elle-même sur les cuirs. Pour sa première collection de 2014, la styliste avait fait faire 45 pièces de son sac Paz, aujourd’hui elle en produit 140 et a élargi sa gamme d’accessoires aux ceintures, bracelets et housses de coussins.

  “Le nom de la marque, c’est un clin d’œil à ma grand-mère surnommée Laïta.

La prochaine collection, commercialisée au printemps, sera d’inspiration “gaucho”. Si elle vend exclusivement sa ligne sur son e-shop, elle organise régulièrement des évènements pour faire connaître sa marque, notamment chez les ambassadrices qu’elle a choisies et dont elle fait chaque semaine le portrait sur le site. L’ambassade d’Argentine a d’ailleurs repéré le duo franco-argentin et l’a invité à deux reprises dans ses prestigieux locaux. Un bouche-à-oreille haut de gamme qui devrait aider la petite start-up à devenir rapidement une marque incontournable. Interview dans l’atelier-appartement des fondateurs.

Laïta from Buenos Aires to Paris, c’est quoi?

Ce sont principalement des sacs à main, confectionnés à la main avec des cuirs et tissus traditionnels argentins à partir d’un savoir-faire français. C’est un artisan du Limousin qui nous a aidés à faire le premier prototype, qu’on a ensuite montré à notre atelier de Buenos Aires. Faire fabriquer en Argentine me permet d’une part de retourner chez moi deux fois par an, et d’autre part de vendre des sacs en cuir haut de gamme à un prix abordable. Quant au nom de la marque, c’est un clin d’œil à ma grand-mère surnommée Laïta, dont j’adorais toucher les vêtements quand j’étais enfant.

Sac de la marque Laita from buenos aires to paris

© Stanislas Liban

Le jour où tu t’es lancée?

Je devais être un peu inconsciente ce jour-là (Rires), mais Arnaud m’a beaucoup encouragée. On a tout fait petit à petit, et on nous a souvent dit qu’on allait galérer, que c’était compliqué de monter sa marque. Deux ans plus tard, on commence à en vivre et on voit le projet grossir peu à peu, je ne regrette pas d’avoir surmonté ma peur!

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui monte sa boîte?

Ne jamais cesser d’y croire et réussir à dominer l’angoisse quand elle surgit, en se rappelant à quel point c’est génial de faire un boulot qui nous rend heureux.

Tu te vois où dans trois ans?

Bonne question, on se la pose souvent avec Arnaud. Je rêve d’avoir un jour un corner chez Merci, mon concept store préféré. Et surtout, j’aimerais passer plus de temps en Argentine, et si possible développer la marque là-bas. Je réfléchis à lancer une gamme Laïta from Paris to Buenos Aires pour proposer aux Argentines des accessoires d’inspiration française, je suis sûre que ça marcherait!

Propos recueillis par Myriam Levain


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