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Le Cheek Point

Elle a fait congeler ses ovocytes et elle s'en félicite tous les jours

On a lu pour vous le témoignage d’une trentenaire qui a fait vitrifier ses ovocytes en Espagne il y a trois ans, et on vous le recommande.
© Hey Paul Studios, Flickr Creative Commons
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“J’ai fait congeler mes ovocytes pour mes 30 ans. C’est la meilleure décision que j’aie jamais prise. J’ai particulièrement peur du temps qui passe. À la trentaine, on ressent beaucoup de pression sociale. Les gens vous disent ‘À quand les bébés?’, ‘À quand le prince charmant?’. Il y a un devoir de ne pas passer à côté de sa vie, et ça m’angoisse. Je ne voulais pas me dire, durant les cinq prochaines années, que je risquais l’infertilité, le temps passant. 

L’envie d’être maman ne doit pas conditionner mes relations. Je suis célibataire depuis mes 28 ans, après une relation de cinq ans. J’ai dû faire un deuil: accepter que cet homme que j’aimais ne serait jamais le père de mes enfants… Ça m’obsédait. Je ne veux pas conditionner mes futures relations à cette envie absolue d’être maman. Comme ça, si je rencontre un mec, il ne sera pas tenté de me dire que je vais rapidement avoir envie d’un enfant. Ça évite que cette problématique entre en jeu. Il sera soulagé. Les mecs ont vachement ça en tête.

Je connais une jeune femme de 29 ans qui a eu un cancer et a dû se faire retirer l’utérus et les ovaires; elle ne pourra jamais avoir d’enfant. J’ai aussi une collègue qui, à 43 ans, essaie désespérément d’avoir un enfant. Elle a rencontré ‘le bon’ à 41 ans. Sans savoir que j’avais envie de congeler mes ovocytes, elle m’a confié plusieurs fois regretter de ne pas l’avoir fait. Elle voudrait maintenant bénéficier d’un don d’ovules en Espagne. Tout ça m’a influencée.’

Publié en 2014 et mis à jour il y a deux jours sur le site de l’Obs, le témoignage de cette chargée de communication -qui a aujourd’hui 33 ans- est révélateur de l’intérêt que portent de plus en plus de trentenaires pour la cryogénisation des ovocytes, encore interdite en France. Pour avoir accès à cette intervention, Anne-Sophie a dû prétexter une “opération urgente” puis se rendre en Espagne plusieurs jours et payer 2500€ pour assurer ce qu’elle a appelé son “assurance maternité”. Cette re-publication survient après l’annonce, ce lundi, de l’Académie nationale de médecine qui recommande désormais au gouvernement d’autoriser les Françaises à pouvoir conserver leurs ovocytes. 

À lire le plus vite possible sur le site de L’Obs.


1. Dans cette vidéo, des femmes sourdes racontent comment elles vivent avec l’endométriose

Si vous ne deviez regarder qu’une vidéo aujourd’hui, ce serait cette émission de L’Œil et la main, diffusée sur France 5, sur les difficultés rencontrées par les femmes sourdes victimes de cette maladie, et leur manque d’accès à l’information.
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3. Féminicide: pourquoi la France a-t-elle tant de mal à reconnaître ce terme?

Chaque année, plus d’une centaine de femmes sont assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Ces crimes sont des féminicides, à savoir des meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes. Inscrit dans le droit de nombreux pays latino-américains, la France commence seulement à intégrer le féminicide à son vocabulaire. Un lent processus de reconnaissance qui permet une meilleure visibilité de ces crimes sexistes.  
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4. Au Chili, son film sur l'avortement a créé le scandale

À la veille de l’élection présidentielle au Chili, un pays très conservateur en matière de droits des femmes, on a rencontré Constanza Figari, la réalisatrice d’un film coup de poing sur l’avortement.
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6. L'égalité hommes-femmes vue par Françoise Héritier dans une vidéo

Si vous ne deviez regarder qu’une vidéo aujourd’hui, ce serait cette capsule de Brut dans laquelle Françoise Héritier parle d’égalité hommes-femmes.
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7. La success story de la Zumba en France, c’est à elle qu’on la doit

Alix Pfrunder a contribué à populariser la Zumba en France en montant sa propre école de danse. Elle nous raconte cette aventure entrepreneuriale teintée de musiques latines dans une interview “Workaholic”.
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