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“Le cœur des femmes”, un docu sur les inégalités dans la santé à ne pas louper

Si vous ne deviez voir qu’une vidéo aujourd’hui, ce serait le documentaire Le cœur des femmes: attention fragile! diffusé mardi sur France 5. La journaliste Cécile Moirin s’intéresse à la hausse des accidents cardiaques chez les femmes et sur les inégalités de traitement dont elles sont victimes.
“Le cœur des femmes”, un docu sur les inégalités dans la santé à ne pas louper

Aujourd’hui, une femme sur trois meurt d’un accident cardio-vasculaire. L’accident cardiaque est donc huit fois plus mortel que le cancer du sein. Et pourtant, saviez-vous qu’il ne touche pas que les hommes, plutôt vieillissants, éventuellement bedonnants? Saviez-vous, même qu’il ne se manifeste pas forcément par des douleurs dans la poitrine, le bras gauche voire la mâchoire? Ces croyances communes, bien ancrées dans l’esprit du grand public, desservent la prévention, la détection et le traitement des maladies cardiaques chez les femmes. Une inégalité des sexes dans la santé à laquelle s’est intéressée Cécile Moirin dans une enquête Le cœur des femmes: attention fragile!, diffusée sur France 5 mardi 16 mai.

Alcool, tabac, stress… le rythme de vie des femmes s’est sensiblement rapproché de celui des hommes dans les dernières années. Et en parallèle, le nombre d’accidents cardiaques, à tous les âges: le nombre de femmes de moins de 50 ans hospitalisées pour un infarctus ou équivalent a triplé, chiffre la journaliste. Mais les symptômes d’un infarctus ne sont pas les mêmes chez les femmes que chez les hommes: plus proches de l’essoufflement, plus diffus, ils sont aussi plus difficiles à détecter.

Par ailleurs, les femmes “ont ces facteurs de risque spécifiques que n’ont pas les hommes”, rappelle le docteur Mounier-Véhier, ces “phases clés hormonales” que sont la prise de la pilule, la grossesse ou encore la ménopause. Et pendant lesquelles leurs hormones ne suffisent pas à les protéger, contrairement à une idée généralement véhiculée.

Quant au traitement de ces maladies, là encore, les femmes font face à une inégalité que l’on retrouve, elle, dans la plupart des domaines de la santé: “On compte une fois et demie à deux fois plus d’accidents” dus aux effets secondaire chez les femmes, rappelle Claudine Junien, professeur de génétique à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et engagée pour l’équitable représentation des sexes dans les essais cliniques. Aujourd’hui, les médicaments sont encore trop généralement testés sur des cohortes à grande majorité masculine: les effets secondaires propres aux femmes ont donc plus de chance de n’être découverts qu’une fois les traitements commercialisés. Un enjeu d’autant plus important que pour les maladies cardio-vasculaires, ces traitements sont déjà lourds, et destinés à être pris quotidiennement.

Le cœur des femmes: attention fragile! est donc un documentaire riche d’information, à voir sans faute!

 

Mathilde Saliou


7. Féminicide: pourquoi la France a-t-elle tant de mal à reconnaître ce terme?

Chaque année, plus d’une centaine de femmes sont assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Ces crimes sont des féminicides, à savoir des meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes. Inscrit dans le droit de nombreux pays latino-américains, la France commence seulement à intégrer le féminicide à son vocabulaire. Un lent processus de reconnaissance qui permet une meilleure visibilité de ces crimes sexistes.  
Féminicide: pourquoi la France a-t-elle tant de mal à reconnaître ce terme? - Cheek Magazine