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Le Cheek Point

“Pas là pour danser”: la tribune poignante de la footballeuse Ada Hegerberg après son Ballon d'or

On a lu pour vous cette tribune d’Ada Hegerberg dans laquelle la joueuse de football revient sur sa carrière, et la cérémonie du Ballon d’or 2018 lors de laquelle elle a été récompensée. On vous la conseille.
Capture d'écran YouTube
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Après la cérémonie […] nous nous sommes assis dans ce restaurant où un gars chantait de la pop iranienne. Il donnait tout. Nous mangions du riz, du kebab, et riions en évoquant de vieux souvenirs. D’un coup, j’ai reçu un nombre incroyable de messages à propos du commentaire du présentateur pendant la cérémonie. Je ne savais pas que ça avait buzzé. J’ai reçu tellement de petits mots de soutien de mes amis footballeurs. Même Mario Balotelli m’en a envoyé un. […]

 À un moment donné, notre serveur est venu nous demander comment nous trouvions nos plats, avant de montrer du doigt la boîte noire scintillante sur la table. Il a demandé: ‘Excusez moi, mais, qu’est-ce qu’elle contient?’ Ma mère a répondu ‘Oh rien. C’est juste le Ballon d’or.’ Nous avons ouvert la boîte et avons pris des photos avec toutes les personnes du restaurant. C’était une sacrée scène. Des Norvégien·ne·s, des Iranien·ne·s, des Parisien·ne·s… un chanteur heureux… et le Ballon d’or. Si cela peut m’arriver, cela peut arriver à n’importe qui. Donc, non, je m’excuse de le dire – Je ne sais pas twerker. Mais si tu me croises le bon soir, que je suis d’humeur, et que tu mets la bonne chanson de pop iranienne… je peux chanter de tout mon cœur. Et je ne suis pas trop mauvaise au football non plus.

Dans Pas là pour danser, une tribune publiée sur le site The Players’ Tribune dimanche 16 décembre, la footballeuse et première femme à remporter un Ballon d’or Ada Hegerberg, est revenue sur sa carrière de sportive. Elle évoque sa découverte du ballon rond, dans “une ville de 7 000 habitant·e·s, au milieu de nulle part”, en Norvège. Sa grande sœur y est capitaine d’une équipe mixte entraînée par… sa mère. “Ce n’était pas du foot féminin ou masculin. C’était juste du foot”, raconte-t-elle.

Vient ensuite le récit de ses débuts en tant que professionnelle et de son arrivée à Lyon, club pour lequel elle joue aujourd’hui. La jeune femme se confie également sur le moment où il lui est annoncé qu’elle allait être récompensée pour ses performances, et sur la fierté de sa famille lorsqu’elle leur en parle, avant de décrire le sentiment de respect mutuel qui régnait, selon elle, lors de la cérémonie du Ballon d’or –malgré la remarque sexiste de Martin Solveig– entre personnes qui connaissent les sacrifices qu’impliquent la pratique d’un sport à très haut niveau. 

À lire en VO le plus rapidement possible sur le site The Players’ Tribune.


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Faut-il couper les ponts avec une mère toxique? Celles qui ont franchi le pas ne s’en portent pas forcément plus mal. 
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