société

Le Cheek Point

Comment le terme “beurette” est devenu péjoratif

On a écouté pour vous ce court docu sur l’histoire du mot “beurette” et on vous le conseille.
Instagram / @zahiaofficiel
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“Il y a un glissement sémantique à partir des années 2000, au moment du boom du porno, en Europe, en Occident, avec une reprise des narrations traditionnelles du XVIIIème-XIXème siècle: tout un récit autour de la jeune femme maghrébine, hyper sexualisée tout en étant naïve, un petit peu lolita, qui était inaccessible du fait qu’elle était dominée par son père, par son frère, qu’elle était dans un harem, comme dans Les Lettres persanes. Elle allait être dévoilée de force par l’homme blanc, et allait tout de suite basculer de cette jeune fille inaccessible à cette beurette hyper sexualisée, à la sexualité seulement intéressée; il n’y a pas un seul moment où elle va pouvoir se saisir de sa sexualité comme une blanche pourrait le faire. (…) On imagine qu’elles sont toutes les mêmes, mais je n’ai pas eu la même éducation que Fatima ou Aïcha, on a des vies différentes. Et c’est pareil, j’imagine que dans la famille de Micheline et Jean-Jacques, ils n’ont pas les mêmes habitudes que dans la famille de Philippe et Nathalie.”

Repéré par Clique, le docu audio de 13 minutes Fais pas ta beurette, petite histoire d’un fantasme français, disponible sur le site d’Arte, revient sur les origines du mot “beurette”, aujourd’hui couramment utilisé pour désigner de façon très péjorative certaines jeunes femmes françaises d’origine maghrébine. Si, au départ, il était chargé d’une connotation positive et distinguait les jeunes femmes -considérées comme rangées et laïques- de leurs frères caricaturés en dealers intégristes, le mot “beurette” porte désormais en lui les relents d’un racisme et d’un sexisme, qui, comme le dit l’une des interviewées, “est aussi violent que le mot négresse”.

À écouter le plus vite possible sur le site d’Arte.


4. #MeToo: L’Égypte condamne les harceleurs… mais aussi les harcelées

Le ras-le-bol contre harcèlement sexuel enflamme chaque jour un peu plus les réseaux sociaux égyptiens. Les tribunaux commencent à donner raison aux femmes victimes, mais emprisonnent aussi celles dont la colère vise les autorités.
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