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Le Cheek Point

Comment le terme “beurette” est devenu péjoratif

On a écouté pour vous ce court docu sur l’histoire du mot “beurette” et on vous le conseille.
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“Il y a un glissement sémantique à partir des années 2000, au moment du boom du porno, en Europe, en Occident, avec une reprise des narrations traditionnelles du XVIIIème-XIXème siècle: tout un récit autour de la jeune femme maghrébine, hyper sexualisée tout en étant naïve, un petit peu lolita, qui était inaccessible du fait qu’elle était dominée par son père, par son frère, qu’elle était dans un harem, comme dans Les Lettres persanes. Elle allait être dévoilée de force par l’homme blanc, et allait tout de suite basculer de cette jeune fille inaccessible à cette beurette hyper sexualisée, à la sexualité seulement intéressée; il n’y a pas un seul moment où elle va pouvoir se saisir de sa sexualité comme une blanche pourrait le faire. (…) On imagine qu’elles sont toutes les mêmes, mais je n’ai pas eu la même éducation que Fatima ou Aïcha, on a des vies différentes. Et c’est pareil, j’imagine que dans la famille de Micheline et Jean-Jacques, ils n’ont pas les mêmes habitudes que dans la famille de Philippe et Nathalie.”

Repéré par Clique, le docu audio de 13 minutes Fais pas ta beurette, petite histoire d’un fantasme français, disponible sur le site d’Arte, revient sur les origines du mot “beurette”, aujourd’hui couramment utilisé pour désigner de façon très péjorative certaines jeunes femmes françaises d’origine maghrébine. Si, au départ, il était chargé d’une connotation positive et distinguait les jeunes femmes -considérées comme rangées et laïques- de leurs frères caricaturés en dealers intégristes, le mot “beurette” porte désormais en lui les relents d’un racisme et d’un sexisme, qui, comme le dit l’une des interviewées, “est aussi violent que le mot négresse”.

À écouter le plus vite possible sur le site d’Arte.


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
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2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
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4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
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7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
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