société

Le Cheek Point

Les Brésiliennes revendiquent l'égalité dans les stades de foot

On a lu pour vous ce reportage de La Grinta sur l’action de 300 supportrices à São Paulo le 10 juin dernier et on vous le recommande vivement.  
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“En tribune, ça bâche surtout des messages anti-machos: ‘Respecte les nanas’, ‘Le stade est aussi un lieu de gonzesses’. Les groupes soutiennent donc l’initiative. Les femmes se sont même rendues à la rencontre de São Paulo défrayées par leur groupe. ‘Dans mon groupe, les femmes ont une voix. les femmes peuvent mener, elles peuvent être directrices, elles portent le matériel, elles jouent des grosses caisses, elles portent des étendards’. Dans l’asso les filles sont acceptées. Ça fait parfois plus de quinze ans qu’elles y sont, minoritaires mais présentes. On leur a refusé l’accès à des réunions, ou la participation à des déplacements jugés trop dangereux. Elles creusent leur petit trou et se font respecter à force de caractère. Les mecs leur dédient même des chansons (rap funk très typique des cités au Brésil) plutôt sympas célébrant la féminité dans le groupe. Un changement en tribune qu’il serait bon de voir en société, non?

Pour Natalia Beatriz, supporter du Corinthians non affiliée à une asso, le machisme est pire en dehors des associations: ‘La situation des femmes est encore plus compliquée en dehors des tribunes de l’asso. Les mecs sont des foutus play-boy. Ils ne connaissent pas le quotidien des supporters, ils viennent que de temps en temps au stade. Dès que tu cries, que tu critiques l’arbitrage, ils disent que tu ne comprends rien au foot. Mais putain (sic), bien sûr que je capte, sinon je ferais quoi dans un stade? Putain, mais je ne fais pas que mater les joueurs ! Et je ne suis pas venue juste pour accompagner mon mec bordel!’ C’est même parfois le mec qui accompagne.

[…] Des revendications concrètes ressortent de la journée: un choix de vêtements plus grands pour les femmes, une délégation féminine pour les vigiles à l’entrée et dans le stade pour éviter de se faire siffler et peloter, le droit de taper sur la grosse caisse au même titre que les hommes, et de porter des mini shorts par 40 degrés, même en tribune. En filigrane, un problème de fond: rester femme dans un univers masculin, culturellement reconnu comme étant pour les hommes. Un combat contre le machisme d’une société qui érige le foot comme un sport de garçon dès le plus jeune âge”

Il a deux semaines, La Grinta, site footballistique qui traite de sport mais aussi de la vie de supporters et supportrices, a publié un reportage, Le combat féministe des tribunes commence au Brésil, qui nous emmène à São Paulo suivre la rencontre entre 300 Brésiliennes, le 10 juin dernier. L’événement était inédit au Brésil car il rassemblait plus de 50 groupes, sous-groupes et collectifs de supportrices. Le but? Revendiquer le droit des Brésiliennes dans les stades dominés essentiellement par des hommes. Plus que des soutiens occasionnels, ce sont de ferventes fans pour qui le stade est devenu un lieu qu’elles côtoient fréquemment. Dorénavant elle veulent que ce lieu s’adapte a leur arrivée et qu’il ne soit plus la seule propriété des hommes.

Un reportage à lire le plus vite possible sur le site de La Grinta.


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