société

La vidéo du jour

Caroline Roux s'insurge contre l'absence de femmes pour interviewer Emmanuel Macron

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait cette interview de Caroline Roux, qui, dans Quotidien, dénonce le sexisme manifeste du journalisme politique, alors qu’aucune femme n’a été choisie pour interviewer Emmanuel Macron.
Capture d'écran de “Quotidien”, DR
Capture d'écran de “Quotidien”, DR

Capture d'écran de “Quotidien”, DR


Invitée sur le plateau de Quotidien, mercredi 11 avril, Caroline Roux, la présentatrice des 4 Vérités sur France 2 et de C dans l’air sur France 5 n’a pas hésité à monter au créneau pour pointer du doigt la domination des hommes dans le journalisme politique. Jean-Pierre Pernaut sur TF1, Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin pour BFMTV, interrogeront le président sur son bilan, un an après son élection. 

Lorsque Yann Barthès lui demande si elle souhaite commenter ce casting 100% masculin, la journaliste politique, pas franchement adepte de la langue de bois, répond du tac au tac: “Évidemment que j’ai un commentaire à faire. Ce sont des mâles blancs de plus de soixante ans. Vous voyez comme les mauvaises habitudes reviennent vite. On dit toujours que ce n’est pas bien d’instaurer des quotas égalitaires à la télévision, d’être dans une démarche volontariste car cela sous-entendrait qu’on met des femmes à l’antenne, pas forcément parce qu’elles sont qualifiées. […] On dit toujours ‘on va trop loin‘, ‘on en fait trop’, non on en fait pas trop.”

Alors que Yann Barthès  lui demande s’il serait imaginable que le président de la République soit interviewé par trois femmes, en l’occurrence Anne-Sophie Lapix, Léa Salamé et elle-même, Caroline Roux répond dépitée qu’une telle affiche “qui aurait de la gueule”, lui semble impossible aujourd’hui. Elle poursuit: “les femmes sont associées aux interviews, mais trois femmes qui font une interview d’un chef d’État cela ne s’est jamais produit.” [Une référence aux rôles de consultantes ou de co-animatrices généralement attribués aux femmes qui, lors des grands rendez-vous, ne sont jamais seules à la barre, à l’image de Léa Salamé, désignée comme binôme de David Pujadas lors de la dernière campagne présidentielle.] Et de conclure qu’il reste quatre ans à Emmanuel Macron pour inverser la tendance et faire ce choix de la parité. 

 

 

Audrey Renault


1. Turquie: Sule Çet, le visage des violences faites aux femmes

En Turquie s’est achevé le premier procès dans l’affaire du probable meurtre de Sule Çet, 23 ans, étudiante à Ankara. La jeune femme aurait été jetée du 20ème étage d’un immeuble de bureaux. Son cas, ultra-médiatisé, est en passe de devenir le symbole contre les violences faites aux femmes dans le pays.
Capture d'écran de “Quotidien”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de “Quotidien”, DR

2. Alice Coffin: La Ligue du LOL “renvoie à l'élimination de toute une partie des journalistes”

Horrifiée mais “pas étonnée” par les révélations concernant la Ligue du LOL, la journaliste engagée Alice Coffin a accepté de se prêter au jeu des 3 questions et de nous livrer son point de vue sur l’affaire. On a parlé discrimination, journalisme et féminisme.  
Capture d'écran de “Quotidien”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de “Quotidien”, DR

3. Houda Benyamina, réalisatrice engagée qui veut démocratiser le cinéma

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente la réalisatrice Houda Benyamina, prix de la création.
Capture d'écran de “Quotidien”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de “Quotidien”, DR

6. TPMP: Quand Jean-Marie Bigard mime et banalise le viol en direct

Lundi 11 février, dans Touche pas à mon poste, Jean-Marie Bigard a mimé une scène de viol. Ce n’est pas la première fois que l’émission de Cyril Hanouna banalise les violences sexistes et sexuelles. 
Capture d'écran de “Quotidien”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de “Quotidien”, DR