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États-Unis

Dans l'Arkansas, les femmes devront demander la permission du géniteur avant d'avorter

Fin juillet, les femmes d’Arkansas devront demander la permission pour avorter à leur géniteur et ce, même si elles ont été violées. Un pas en arrière vertigineux pour les droits des femmes.
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Consternation dans l’Arkansas qui vient de faire un pas en arrière en ce qui concerne les droits des femmes aux États-Unis. À la fin du mois, cet État du sud rendra l’avortement plus difficile en donnant la possibilité aux hommes d’empêcher l’IVG de leur partenaire par leur simple refus. La loi signée fin janvier s’inscrit dans un ensemble de loi régissant la fin de vie qui oblige désormais les membres de la famille à s’accorder sur la sépulture du corps du défunt: à l’avenir, cela vaudra aussi pour les fœtus avortés. Chaque femme devra demander au géniteur la permission avant d’avorter, et s’il accepte, les deux personnes devront également être d’accord sur le sort des restes fœtaux. Mais s’il refuse, la femme sera dorénavant dans l’incapacité d’avorter dans son État. En cas de viol, la victime devra entrer en contact avec son agresseur pour avoir son feu vert. Enfin, pour les moins de 18 ans, les jeunes femmes devront avoir l’accord de leurs parents. On croit rêver (ou plutôt cauchemarder).

Alors que la loi est sur le point d’entrer en vigueur, des organisations entendent bien s’y opposer. L’Union américaine des libertés civiles (ACLU) a déclaré dans un communiqué que “les femmes d’Arkansas ne peuvent pas se permettre de perdre davantage d’accès à l’avortement. Elles ne peuvent pas se permettre de parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre à la clinique la plus proche. Et elles n’ont pas à subir ces atteintes à leur vie privée ni ces violations de leur anatomie ».

L’Arkansas fait déjà figure de mauvais élève en matière d’IVG: l’État de près de trois millions d’habitants ne bénéficie à ce jour que de quatre infrastructures où sont pratiqués des avortements. Quand elles arrivent à avoir accès à ces endroits, les femmes doivent subir un entretien plutôt dissuasif, et une fois passée cette étape, elles doivent encore attendre 48 heures avant de pouvoir planifier leur avortement.

Depuis que Donald Trump a supprimé les subventions des organisations internationales finançant les IVG aux États-unis, les États américains ne cessent de restreindre ce droit. En juin dernier, le Texas a voté une loi exigeant que les femmes tiennent des “funérailles de fœtus” après les avortements tandis que, depuis décembre dernier dans l’Ohio, une loi interdit  désormais l’avortement après six semaines de grossesse.

Samia Kidari


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