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États-Unis

Agression sexuelle: Pour la première fois, Dylan Farrow témoigne à la télévision contre Woody Allen

Interviewée hier pour la première fois à la télévision, Dylan Farrow a de nouveau accusé son père adoptif Woody Allen d’avoir abusé d’elle alors qu’elle avait 7 ans.
Agression sexuelle: Pour la première fois, Dylan Farrow témoigne à la télévision contre Woody Allen

Je veux montrer mon visage et raconter mon histoire. Je veux parler haut et fort.” Pour la première fois, Dylan Farrow s’est exprimée à la télévision américaine pour renouveler les accusations d’agressions sexuelles portées en 1992 contre son père adoptif, Woody Allen. Dans une interview vidéo diffusée hier par CBS, la jeune femme de 32 ans revient sur les faits -qui se seraient déroulés alors qu’elle avait 7 ans- dévoile les raisons qui l’ont poussée à témoigner de nouveau, et fond en larmes après avoir visionné une archive vidéo du réalisateur se défendant d’avoir abusé d’elle. Accusée de vouloir faire tomber Woody Allen en utilisant le mouvement Time’s Up, elle demande à la journaliste Gayle King: “Pourquoi ne devrais-je pas être en colère? Pourquoi ne serais-je pas blessée? Pourquoi ne serais-je pas scandalisée après toutes ces années où j’ai été ignorée, où on ne m’a pas crue?” L’interviewée poursuit: “Depuis vingt ans, je répète les mêmes accusations et j’ai été systématiquement réduite au silence, ignorée ou discréditée (…) J’espère qu’on pourra maintenant me croire et pas uniquement m’entendre.”

Alors que son nouveau film Wonder Wheel sort en salles le 31 janvier en France et qu’il est au cœur d’un bad buzz consécutif à l’affaire Weinstein -révélée par le frère de Dylan, Ronan Farrow, qui l’a toujours soutenue- et au mouvement Time’s Up, Woody Allen a démenti ces accusations, et considère que la famille Farrow “profite cyniquement” du mouvement anti-harcèlement pour relancer des “allégations discréditées”.

Margot Cherrid


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Alors que le référendum pour la légalisation de l’avortement se déroule aujourd’hui, les Irlandais·e·s vivant à l’étranger reviennent des quatre coins du globe pour glisser leur bulletin, pro-choix pour la plupart, dans l’urne. 
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2. Des militantes du droit à conduire arrêtées en Arabie Saoudite

Alors que le pays s’apprête à lever l’interdiction historique pour les Saoudiennes de conduire, au moins sept militantes pour les droits des femmes ont été arrêtées la semaine dernière. Un moyen pour le les autorités de préparer une communication lisse et maîtrisée autour de cet événement. 
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3. En Argentine, les femmes brûlent leurs soutiens-gorge pour tacler le sexisme

Le renvoi d’une jeune fille d’un lycée de Buenos Aires sous prétexte qu’elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe a entraîné une vague de mobilisation dans la capitale du pays, significative du renouveau du mouvement féministe argentin. 
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En Espagne, scandalisé·e·s par la condamnation pour “abus sexuel” de la meute, plus de 30 000 manifestante·s se sont rassemblé·e·s samedi pour dénoncer une justice laxiste, machiste, et véhiculant la culture du viol. 
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5. Les Incels, la communauté masculiniste qui acclame l'attaque de Toronto

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6. Cette actrice indienne se dénude en public pour soutenir #MeToo et se fait arrêter

En Inde, pour apporter son soutien au mouvement #MeToo, l’actrice de 28 ans Sri Reddy s’est déshabillée en public. Un geste militant lourd de conséquences pour cette jeune femme aujourd’hui expulsée de son logement, condamnée et traitée en paria.
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