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Espagne

Procès de la Manada: l'Espagne se mobilise pour dénoncer les crimes sexuels

En Espagne, scandalisé·e·s par la condamnation pour “abus sexuel” de la meute, plus de 30 000 manifestante·s se sont rassemblé·e·s samedi pour dénoncer une justice laxiste, machiste, et véhiculant la culture du viol. 
© Stefania Rossetti (instagram.com/steffieross)
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La colère gronde et ne retombe pas. En Espagne, quatre jours après le verdict du procès de la Manada, les manifestations continuent pour dénoncer une justice trop clémente avec les criminels sexuels. Pour rappel, les cinq hommes membres de la meute, âgés de 27 à 29 ans, ont été condamnés jeudi à 9 ans de prison pour “abus sexuel”. En 2016, lors des fêtes de San Fermin, à Pampelune, ils avaient violé une jeune femme de 18 ans avant de l’abandonner à moitié nue dans un hall d’immeuble. Jugés pour “agression sexuelle”, catégorie qui, en Espagne, comprend le viol, les cinq hommes n’ont finalement été reconnus coupables que d’abus sexuel.” 

Les juges du Tribunal de Navarre ont en effet rejeté la notion de viol, estimant qu’il n’y avait eu ni violence, ni intimidation, deux facteurs déterminants dans le droit espagnol pour reconnaitre un viol. Une décision prise après avoir visionné une vidéo de la scène, filmée par les coupables et partagée fièrement sur leur groupe WhatsApp, où l’on voit la victime passive, immobile, les yeux fermés. Un énième exemple de victim blaming où l’on protège les coupables tout en accusant la victime. 

Depuis, les manifestations se multiplient dans tout le pays, notamment dans le nord de l’Espagne où, samedi, à Pampelune, plus de 30 000 personnes étaient rassemblées pour rappeler que “ce n’est pas un abus sexuel, c’est un viol!”. Scandant les slogans “Yo sí te creo” (ndlr: “Moi, je te crois”) ou “No es no”(ndlr: “non c’est non”), elles ont dénoncé une justice “sexiste et patriarcale”. En parallèle, une pétition réclamant la révocation des juges ayant rendu le verdict a déjà récolté 1,2 millions de signatures. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #Cuéntalo, littéralement “raconte-le”, encourage les femmes victimes d’agressions sexuelles ou de viols à témoigner. Devant cette mobilisation sans précédent, le gouvernement conservateur a déjà déclaré qu’il étudierait une modification du code pénal. Le parquet de Navarre a également annoncé qu’il ferait appel du jugement.

Audrey Renault


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La couverture de Vogue Arabia irrite les militant.e.s des droits des femmes avec sa photo de la princesse saoudienne au volant d’une voiture, alors qu’au moins 7 militant.e.s sont toujours emprisonné.e.s.
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3. Distribution de protections hygiéniques aux femmes précaires et dans les écoles: l'Écosse montre l'exemple

L’Écosse est en passe de devenir le premier pays au monde à financer les protections hygiéniques des femmes à revenus limités et s’apprête à mettre à disposition coupes menstruelles, tampons et serviettes dans les écoles.
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4. Irlande: les expats rentrent pour voter Yes au référendum sur l'avortement

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5. Des militantes du droit à conduire arrêtées en Arabie Saoudite

Alors que le pays s’apprête à lever l’interdiction historique pour les Saoudiennes de conduire, au moins sept militantes pour les droits des femmes ont été arrêtées la semaine dernière. Un moyen pour le les autorités de préparer une communication lisse et maîtrisée autour de cet événement. 
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6. En Argentine, les femmes brûlent leurs soutiens-gorge pour tacler le sexisme

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7. Les Incels, la communauté masculiniste qui acclame l'attaque de Toronto

Les Canadiens découvrent avec effroi que la tuerie de Toronto, qui a fait 10 morts et une quinzaine de blessés dont une majorité de femmes, a été commise par Alek Minassian, un masculiniste membre des Incels, une communauté de  “célibataires involontaires” vouant aux femmes une haine sans limite. 
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