société

Le cheek point

Et si les corps des hommes étaient autant érotisés que ceux des femmes?

On a lu pour vous cet article de M le magazine du Monde à propos de l’invisibilisation du corps masculin et la négation de son potentiel érotique. On vous le conseille fortement.   
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion

Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion


Pendant que Twitter s’écharpe, les hommes exhibent leur torse sur la plage, au sport, dans la rue, au supermarché, lors des festivals, et même sur les réseaux sociaux. Ils montrent leurs fesses en public, pour provoquer ou rigoler. Ils dessinent des pénis sur les murs des bars. Grâce aux hormones/au surpoids/à la gonflette, certains de ces hommes ont des seins. Tous possèdent des tétons. Ces rhabilleurs de femmes ne sont pas les derniers à envoyer des photos de leur sexe à des inconnues. […]

À quoi est dû cet aveuglement sélectif? La première raison tient de l’homophobie intériorisée. Nos codes contemporains considèrent la séduction comme appartenant aux femmes, par droit naturel. L’art de plaire constitue leur production esthétique exclusive -leur peinture, leur cinéma, leur niche culturelle. Du coup, tout homme s’arrogeant ces compétences ‘féminines’ prend le risque d’être assimilé à une femme, ce qui ferait de lui mathématiquement un homosexuel (si ce raccourci vous semble étrange, bienvenue au club).

Dans l’article Pourquoi les corps masculins sont-ils invisibles? publié le 5 août par M le magazine du Monde, Maïa Mazaurette s’interroge sur la place du corps des hommes dans notre société. À l’heure où les femmes sont constamment la cible de commentaires paternalistes ou moqueurs, les hommes peuvent s’exhiber à loisir. La séduction par le corps serait alors l’apanage des femmes, tandis que “le vrai mâle se contente de séduire par son glorieux intellect. Mais la position passive des hommes par rapport à leur corps et à leur potentiel érotique est aussi une négation du désir féminin: ils deviennent les victimes de leur propre invisibilisation, “au moins partiellement responsable des crashs de libido”. Un cercle vicieux qui doit rapidement cesser.

À lire le plus rapidement possible sur le site de M le magazine du Monde.


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion - Cheek Magazine
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion

2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion - Cheek Magazine
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion

3. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion - Cheek Magazine
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion

4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion - Cheek Magazine
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion

7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
Michael Fassbender dans “Shame” © MK2 Diffusion - Cheek Magazine
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