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Coupe du Monde: 5 phrases sexistes qu'on aimerait ne plus entendre

On a sélectionné pour vous les 5 pires phrases sexistes auxquelles les femmes qui aiment le football n’échappent pas pendant la Coupe du monde.
Instagram / @chloe_prgs
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Ça y est, la Coupe du monde a débuté. Et elle est malheureusement accompagnée, comme pour chaque compétition sportive, d’un florilège de pubs, commentaires et comportements sexistes. La Russie, pays dans lequel se déroule la compétition et où ont lieu ces agissement misogynes, c’est loin. Pourtant, même en France, dans le petit bar du quartier qui diffuse le match voire chez des potes qui organisent une soirée foot, vient toujours le moment de la remarque qui sous-entend qu’une fille ne peut pas aimer le ballon. En tous cas pas pour les bonnes raisons. On a sélectionné pour vous cinq phrases qu’on en a déjà marre d’entendre pendant la Coupe du monde.

 

“Tu viens pour le petit cul de Griezmann, non?”

En fait, il existe des moyens bien plus simples pour admirer la plastique des hommes que de mater 90 minutes de match. Et même si le sourire et le bun du joueur islandais Rurik Gislason ne laissent pas forcément indifférente, les cadreurs des compétitions internationales de football ont une fâcheuse tendance à zoomer sur les “plus belles supportrices présentes dans les gradins”, pas sur les derrières de nos joueurs. Eh oui, contrairement à leurs femmes, les Wags, les footballeurs ne sont pas là pour être sexy. Ils en ont de la chance.

 

“Laisse moi t’expliquer la règle du hors-jeu.”

Sans surprise, quelques pintes de bières et un environnement testostéroné au possible n’aident pas à  éradiquer le mansplaining. La sortie sur le hors-jeu est remplaçable par d’autres petits bijoux de type: “En fait, quand tu gagnes, tu as trois points tu sais?”, ou la classique “Je vais t’expliquer pendant dix minutes pourquoi le sélectionneur déconne”, alors qu’on préférerait vraiment écouter les commentaires de ceux et celles qui sont payé·e·s et qualifié·e·s pour faire ce job. Astuce: demandez-leur s’ils connaissent la personne qui a marqué le plus de buts en équipe de France. Thierry Henry? Eh non. Marinette Pichon.

 

“C’est quand même mieux que le foot féminin.”

Désormais incontournable, cette remarque va probablement surgir dès la première mi-temps. Or, si les joueuses sont moins rapides, c’est l’occasion de découvrir  un jeu plus technique que physique et comme l’explique Patrice Lair, ancien coach des féminines de l’OL, une des superbes équipes que nous avons la chance d’avoir en France, “dans le foot féminin, on ne voit pas les attaquantes se rouler par terre au moindre contact dans la surface”. 

 

“Ta soirée filles est tombée à l’eau?”

Un éternel cliché sexiste sur lequel s’appuient les marques pour tout donner dans le marketing genré. Alors que Monsieur fait le beauf devant sa télé, venez profiter de [inclure le mot qui vous convient] cocktails pas chers/ ateliers maquillage/ entrées en boîte gratuite/ sous-vêtements vibrants. L’enseigne Burger King a même récemment proposé des burgers gratuits à vie et la somme de 40 000 euros à celles qui, à défaut d’aimer le foot, aiment les joueurs professionnels et réussiraient à tomber enceintes après un rapport avec eux. Classe.

 

“Tu peux aller me chercher une bière, chérie?”

Celles et ceux qui préfèrent regarder les matchs en appart plutôt que dans les bars ont malheureusement souvent pu le constater: quand les hommes sont dans le salon devant la télé, les femmes, elles, se retrouvent souvent dans la cuisine pour préparer l’apéritifs et faire manger les enfants. Inclination naturelle? Pas vraiment. On pencherait plutôt pour un exemple clair de mauvaise répartition des tâches ménagères. À titre d’info, selon une étude réalisée l’année dernière, en France, sur 32 millions d’intéressés par le ballon rond, 43% sont des femmes. Nouvelle astuce: le stock de bières sous la table basse offre une totale autonomie. Bon Mondial!

Margot Cherrid


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