société

Le Cheek Point

Coupe du Monde: le harcèlement de rue toujours vainqueur

On a lu pour vous cette chronique publiée sur Madmoizelle à propos du harcèlement subi par les femmes lors des rassemblements pour la Coupe du Monde et on vous la conseille.   
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine

© Benjamin Levain pour Cheek Magazine


Soyons honnête dès le début: je ne suis vraiment pas fan de foot. […] Par contre, je suis fan de gens contents, et de liesse, et de joie, et de positivité. (Et de bières.) Je ne crache donc jamais sur l’opportunité d’aller voir un match dans un bar, entourée de potes arborant le drapeau français sur leurs joues, applaudissant ou huant les actions à l’écran. C’est ce que j’ai voulu faire, cette année. Sauf que… je suis une femme. […]

Le harcèlement de rue n’a pas disparu, mais dans ma vie, il a diminué. Ça fait TRÈS longtemps que je n’ai pas eu cette impression d’être… une proie. En danger. Ça m’avait pas manqué, putain. C’est en partie pour ça que je suis restée chez moi ce dimanche, jour de finale. J’aurais aimé vivre la liesse populaire, mais j’avais pas envie de me faire emmerder. J’avais peur pour ma sécurité. […]

Ces hommes ont gâché la fête de ces femmes, les ont parfois forcées à se réfugier finir le match chez elle, les ont privées du plaisir qu’ils savouraient avec tant de ferveur: celui de célébrer la victoire en public.

Dans la chronique La Coupe du Monde m’a rappelé qu’en tant que femme, je reste parfois une proie publiée sur Madmoizelle le 16 juillet, la rédactrice en chef Mymy rappelle que, pendant la Coupe du Monde, les femmes restent en danger dans l’espace public. Au milieu de types bourrés un peu trop tactiles, les femmes sont nombreuses à avoir dénoncé les agressions sexuelles dont elles ont été victimes: des hommes les ont prises par la taille, embrassées de force, leur ont touché les seins, les fesses, le sexe, ont collé leur entrejambe à elles. Ainsi, alors que les hommes n’hésitent pas à tomber le pantalon pour célébrer la victoire, les femmes se restreignent pour se protéger. Combien sont-elles à s’être privées de la liesse nationale par peur des hommes? Une nouvelle preuve que, dans l’espace public, les hommes et les femmes sont loin d’être égaux.

À lire le plus rapidement possible sur le site de Madmoizelle.


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine

2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine

3. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine

4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine

7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
© Benjamin Levain pour Cheek Magazine