société

Un docu donne la parole à des femmes victimes de cyberharcèlement

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait ce documentaire de LCI sur le cyberharcèlement, dans lequel des femmes harcelées sur Internet et abandonnées par la justice témoignent. 
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Anaïs Condomines est journaliste à LCI, elle écrit sur le féminisme et les droits des femmes. Et le cyberharcèlement, elle connaît. Depuis la publication en janvier de son enquête sur le forum JeuxVidéos.com, elle a été insultée, menacée de viol et de mort et a vu ses coordonnées personnelles diffusées sur des sites pornographiques. Ce n’est donc pas un hasard si elle a décidé de s’attaquer au phénomène dans un documentaire diffusé ce matin sur LCI et intitulé Cyberharcelées: chroniques de l’impunité 2.0. Elle a recueilli les témoignages de femmes qui ont subi ces attaques organisées de “trolls” anonymes: Lauren Lolo, étudiante afroféministe, Marion Seclin, harcelée après avoir réalisé une vidéo sur le harcèlement de rue, ou encore Caroline de Haas menacée pour avoir dénoncé la récupération raciste des agressions sexuelles du Nouvel an à Cologne. Cette dernière explique avoir subi une “déferlante de haine”, qui a eu des conséquences sur sa vie professionnelle et personnelle: “Ça a atteint mon moral, touché mon sommeil, ma capacité de travail, ça m’a rendu malheureuse.

À l’heure du terrorisme, le fait qu’on ne puisse pas retrouver deux connards sur Internet, c’est quand même assez inquiétant.

Si le cyberharcèlement est puni par la loi d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende si la victime est mineure, Delphine Meillet, avocate spécialiste de la cybercriminalité, précise que la “probabilité que la plainte fonctionne est extrêmement rare”, avant d’indiquer que “l’expérience prouve que les services de police ne sont pas formés au cyberharcèlement”. Le côté pratique pose également problème, comme le démontre le cas de Marion Seclin. La vidéaste et chroniqueuse a reçu plus de 40 000 commentaires d’insultes ou de menaces: “Pour faire un constat d’huissier, il aurait fallu y passer des heures, sans budget, trouver l’identité de toutes ces personnes pour les poursuivre en justice”, explique-t-elle. De son côté, Caroline de Haas a choisi d’entreprendre ce long processus, pour finalement voir sa plainte classée sans suite, faute de pouvoir trouver les coupables. Une décision qu’elle déplore: “À l’heure du terrorisme, le fait qu’on ne puisse pas retrouver deux connards sur Internet, c’est quand même assez inquiétant. La décision du procureur de ne pas continuer la poursuite donne le sentiment que c’est autorisé: allez-y les gars, harcelez tranquille il n’y a pas de problème.”

Anaïs Condomines termine son documentaire par une rencontre avec Laurence Rossignol, ancienne ministre des Familles, de l’Enfance, et des Droits des femmes, qui se positionne pour la reconnaissance, dans le code pénal, du sexisme comme une discrimination ou un crime aussi grave que l’antisémitisme, le racisme ou l’apologie du terrorisme. De cette façon, les sites auront l’obligation d’être réactifs et de réguler, voire supprimer, les propos haineux des internautes.

 

Margot Cherrid


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