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Emma dézingue la tribune du Monde dans une nouvelle BD

La dessinatrice Emma s’interroge sur les critiques adressées au mouvement de libération de la parole des femmes.
© Emma
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Tout nous conditionne à penser que le rôle des femmes est avant tout de donner envie aux hommes de les séduire.” Dans une planche publiée sur Facebook le 10 janvier dernier et intitulée Un rôle à remplir, la dessinatrice Emma questionne le “retour de bâton antiféministe” qui a suivi la vague de libération de la parole des femmes avec le mouvement mondial #MeToo. Une “résistance” portée par des personnalités masculines mais aussi des femmes en général aisées, qui “défendent ce droit à harceler”, et soutiennent les hommes de leur classe sociale. Après avoir rappelé le principe de base du consentement -“Il suffit de demander et de respecter son avis”– la trentenaire explique que depuis l’enfance, on demande aux filles de répondre à un certain nombre de critères physiques. Elles doivent être jolies, apprêtées, épilées et mince, en attente d’approbation masculine sur leur apparence. “Pas étonnant alors, que quand nous revendiquions le droit de choisir si et quand nous voulons entrer dans un rapport de séduction, ça ennuie certains de devoir respecter ça”, analyse Emma.

A ceux qui accusent les féministes d’altérer les rapports femmes-hommes, elle répond: “Cela fait des siècles que les relations femmes-hommes sont faussées. Faussées par notre éducation genrée, faussées par la peur et les risques que nous avons d’être agressées. Et nous, on lutte pour que ça change.” Un coup de crayon comme on les aime: bien aiguisé.

Margot Cherrid


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
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2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
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3. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
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4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
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7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
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