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Emma répond aux hommes persuadés de porter, eux aussi, une charge mentale

La dessinatrice Emma s’attaque dans une nouvelle planche à la charge mentale portée par les femmes, notamment dans les activités les plus simples de la vie. 
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Quand j’ai publié ma BD sur la charge mentale, on m’a beaucoup demandé de parler aussi des hommes. Ainsi, si dans les couples hétérosexuels, les femmes portent en majorité le poids de la charge mentale ménagère, les hommes porteraient, eux, la charge mentale professionnelle. C’est vrai sauf que… les femmes aussi! Eh oui! Aujourd’hui, la plupart des femmes ont un emploi, qu’elles cumulent avec les tâches au foyer. C’est pour ça qu’on parle de ‘double journée’. Si j’ai choisi de parler de la charge mentale ménagère, c’est parce que contrairement aux préoccupations professionnelles, celle-ci est spécifique aux femmes. Elle accentue les inégalités de genre! D’ailleurs, existe-t-il des activités auxquelles les femmes peuvent se consacrer pleinement, sans se soucier d’autre chose? Pas facile d’en trouver!” C’est à cette question que la dessinatrice Emma répond dans sa nouvelle planche de BD, intitulée Les conséquences et publiée jeudi 15 novembre. 

Elle y dénonce les contraintes qui accompagnent la plupart des activités entreprises par les femmes. Se dire: “C‘est trop court, je vais me faire emmerder”, en préparant sa tenue, “Il faut que je rase ça avant de partir”, pour trois poils, ou encore “Est-ce que j’ai bien pris ma pilule?”, après une partie de jambes en l’air, accompagnée d’un désintérêt du partenaire pour la contraception, sont choses courantes dans leurs vies. Emma s’adresse aussi aux hommes: “Avant de venir dire ‘nous aussi on porte une charge mentale’, ça serait bien d’essayer de vous mettre dans la peau d’une femme au quotidien”, parce que pour les femmes, “le souci des conséquences possibles est toujours présent”. 

 

 

Wendy Le Neillon 


1. Marie Laguerre, symbole malgré elle de la lutte contre les violences faites aux femmes

En portant plainte pour cyberharcèlement et menaces, Marie Laguerre montre une nouvelle fois qu’elle ne compte pas se laisser faire. Encore affectée par le déferlement de haine qu’elle a subi après avoir dénoncé le harcèlement de rue dont elle a été victime fin juillet, la jeune femme de 22 ans est pourtant bien décidée à continuer d’œuvrer pour les droits des femmes.
DR - Cheek Magazine
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