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Deux FEMEN interrompent un concert de Woody Allen et rappellent qu'il est accusé d'agression sexuelle

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait ce happening des FEMEN en plein concert de Woody Allen à Hambourg.
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Deux FEMEN ont surgi sur scène, hier, à l’Elbphilharmonie de Hambourg, alors que Woody Allen y donnait un concert avec son New Orleans Jazz Band. Torses nus, les deux femmes portaient, inscrites sur la peau, des citations de la lettre ouverte publiée en 2014 par Dylan Farrow, la fille adoptive d’Allen. Dans ce texte, la jeune femme décrivait les agressions sexuelles subies de la part du réalisateur star. Les deux FEMEN présentes à Hambourg, bras levés, ont précisément demandé que l’on mette fin à l’impunité qui entoure les auteurs présumés de violences sexuelles. Dans un long post Facebook, les activistes listent une partie des comportements suspicieux du réalisateur après qu’il ait été accusé par sa fille adoptive:

“- un viol survenu dans un grenier dans lequel Woddy Allen avait d’abord déclaré que personne n’avait jamais été. Une fois que des cheveux y ont été retrouvés, il a modifié sa déposition.

– Après que les résultats du test de détection de mensonges qu’il avait imposé aient été rejetés par sa propre équipe d’avocats, Woody Allen a refusé de se soumettre à un détecteur de mensonges de la police.

– Allen a fait une thérapie de groupe à cause de son comportement inapproprié envers Dylan.”

Elles s’attaquent,

aussi à la société qui “protège et acclame les auteurs de violences”, “désapprouvent le fait que l’Elbphilharmonie offre une scène à un pédophile” et concluent d’une phrase sans appel: “L’absence de condamnation n’est pas la preuve de l’innocence”.

 

 

Le milieu artistique, et notamment celui du cinéma, semble effectivement particulièrement indulgent envers certains de ses membres bien qu’ils soient accusés d’agressions sexuelles. Woody Allen avait déjà été au centre d’une polémique pendant le festival de Cannes 2016. Puis, en février dernier, il avait fallu qu’un bad buzz s’installe pour que Roman Polanski, toujours poursuivi pour viol sur une mineure de 13 ans, renonce à la présidence de la cérémonie des César. Quelques mois plus tôt, la dessinatrice de BD Mirion Malle avait dénoncé les conséquences de l’impunité dont bénéficient acteurs et réalisateurs auteurs d’agressions sexuelles dans un post de blog très didactique, démontrant du même coup combien la remise en cause de la parole des victimes participent à l’invisibilisation de la violence faite aux femmes. 

Mathilde Saliou


3. TPMP: Quand Jean-Marie Bigard mime et banalise le viol en direct

Lundi 11 février, dans Touche pas à mon poste, Jean-Marie Bigard a mimé une scène de viol. Ce n’est pas la première fois que l’émission de Cyril Hanouna banalise les violences sexistes et sexuelles. 
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6. #MeToo: Le milieu du tatouage a aussi son lot de porcs

Le monde du tatouage n’échappera pas à la vague #MeToo. Sexisme, abus, harcèlement, attouchements, agressions sexuelles… Qu’elles soient clientes ou tatoueuses, des femmes témoignent, victimes de professionnels peu scrupuleux. En cause notamment: une culture machiste encore trop prégnante. Exhaustif.
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7. Depuis la France, Awa Ba mène une guerre contre la polygamie

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Awa Ba, prix de la solidarité, autrice du livre Polygamie la douleur des femmes et fondatrice de l’association En Finir Avec la Polygamie.
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