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Le docu “Féministes en tous genres” part à la rencontre des nouveaux féminismes français

On a posé trois questions à Béatrice Vernhes à l’occasion de la diffusion de son documentaire Féministes en tous genres lundi 23 mai sur LCP.
Le Meufisme/DR
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Dans son nouveau film, la documentariste Béatrice Vernhes, 48 ans, met des visages sur le féminisme nouvelle génération. On y suit Hélène, trapéziste dans un cirque et mère de quatre garçons, Élise, intervenante au planning familial et institutrice en maternelle, Fred, chanteur et prof d’arts martiaux, Ndella, militante afro-féministe, mais aussi Vahina Giocante dans un clip de rap… Et nous! Eh oui, la rédaction de Cheek Magazine est passée de l’autre côté du miroir et s’est prêtée au jeu de l’interview. Du coup, pour rendre la pareille à Béatrice Vernhes, on est allées lui poser trois questions.

Pourquoi et pour qui as-tu réalisé ce documentaire?

En 2004, j’ai réalisé un documentaire sur la montée du mouvement Ni putes ni soumises. Malheureusement, à l’époque, j’étais complètement tombée dans le panneau et j’avais suivi leur leitmotiv qui était de penser que le sexisme venait des banlieues et des populations issues de l’immigration. Ce n’est que plus tard, notamment avec l’affaire DSK, que j’ai réalisé à quel point la société française était patriarcale et ce, de façon très insidieuse. C’est ce qui m’a donné envie de parler des nouveaux mouvements féministes, et de sensibiliser les jeunes femmes.

Dans ton film, on peut voir Benoîte Groult, féministe emblématique aujourd’hui âgée de 96 ans, qui trouve incompréhensible que les femmes n’osent toujours pas se revendiquer féministes ou explorer leur sexualité. A-t-on vraiment avancé depuis les années 70?

Certaines choses ont un peu évolué, comme le rapport aux tâches ménagères, mais pas assez. J’ai aussi réalisé qu’une partie des femmes de ma génération, dont je fais partie, se sont reposées sur leurs acquis, et n’ont pas transmis à leurs filles la notion de combat. Par exemple, je n’ai jamais raconté à ma fille qu’à une époque les femmes n’avaient pas le droit de travailler sans l’accord de leur mari, ou comment elles avaient dû se battre pour le droit à l’avortement. Ces jeunes générations en subissent les conséquences et doivent réapprendre le féminisme.

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes filles n’osent pas utiliser le mot féminisme. Est-il devenu tabou?

En tout cas, il a été diabolisé et j’ai voulu inverser la tendance avec ce documentaire. Je pense que cela a beaucoup à voir avec le fait que dans les années 70, les journalistes étaient surtout des hommes, et qu’ils ont montré les mouvements féministes sous un jour agressif. Cela s’est imprimé dans les consciences. Dès qu’on parle de féminisme, on parle d’agressivité, on discrédite les mouvements parce qu’ils ne sont pas d’accord entre eux, alors qu’au sein des partis politiques, par exemple, il se passe exactement la même chose.

Propos recueillis par Clémentine Spiler


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