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Le Cheek Point

Les femmes enceintes, victimes d’une version “totalement acceptée du harcèlement de rue”

On a lu pour vous cet article publié sur le blog Poulet Rotique qui témoigne du harcèlement de rue dont les femmes enceintes sont victimes.
“Diane a les épaules” © Petit films
“Diane a les épaules” © Petit films

“Diane a les épaules” © Petit films


Le harcèlement de rue, je connais. Oui, forcément, puisque je suis une femme et que j’ai, de temps à autre, l’audace de m’aventurer hors de mon appartement. […] Mais, récemment, j’ai fait la découverte d’un autre style de harcèlement de rue. J’ai d’abord cru que pendant quelques mois bénis, j’allais y couper. De dos, j’étais d’abord gratifiée des habituels sifflements et autres bruits de bouche chelous, jusqu’à ce que je me retourne et que, vue de face, il apparaisse au type que j’étais enceinte. ‘Oulaaa, pardon’, j’entendais alors. […] Ayant décidé de faire usage de mon utérus, j’allais donc être un tout petit peu tranquille? Que nenni. […]

Aussi, dans l’espace public, ma nouvelle condition de femme enceinte m’a fait passer de la putain à la maman: de propriété publique sous prétexte de sa supposée disponibilité, mon corps devenait propriété publique sous prétexte, cette fois, qu’il témoignait en chair et en os de l’incroyaaaaaable miracle de la vie. Et les harceleurs étaient, littéralement, à chaque foutu coin de rue pour me le rappeler. A tout moment, un parfait inconnu pouvait débouler de n’importe quelle intersection pour me faire la leçon sur ma silhouette, mon attitude, mon alimentation, mon poids ou mes fringues. Une sorte de version totalement acceptée socialement du harcèlement de rue tel que je me le fadais jusque-là.”

Dans un texte intitulé De la putain à la maman et publié hier sur son blog féministe Poulet Rotique, la journaliste Clarence Edgard-Rosa décrit comment les femmes enceintes sont elles aussi victimes d’une certaine forme de harcèlement de rue. L’auteure témoigne de plusieurs situations, de la vielle dame qui lui touche le ventre au supermarché aux commentaires sur l’évolution de son physique en passant par l’injonction au sourire. Elle termine son article avec cette analyse très juste: “Laissez-la [femme enceinte] donc tranquille et occupez-vous de vos miches. C’est déjà assez épuisant de fabriquer un être humain, pas besoin d’en rajouter. Je vous laisse, j’ai un corps à me réapproprier.” Bien envoyé.

A lire au plus vite sur le blog Poulet Rotique.


1. Agressions et harcèlement sexuels en série à Coachella

On a lu pour vous cet article, publié sur Teen Vogue, qui révèle les innombrables cas d’agressions et de harcèlement sexuels qui ont eu lieu cette année à Coachella et on vous le conseille fortement.  
“Diane a les épaules” © Petit films  - Cheek Magazine
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3. Le si féministe Québec à l'épreuve de #MeToo

C’est une province canadienne où les femmes se chargent de la drague, ne craignent pas de sortir en short et débardeur dès les beaux jours, et refusent la galanterie. Là bas, on féminise volontiers les métiers, les enfants portent couramment les noms de famille des deux parents, et un congé parental d’un an peut être divisé à part égale entre conjoints. Pourtant le mouvement #MeToo y a connu un écho retentissant. Qu’est-ce que ce phénomène a encore à apporter au si féministe Québec?
“Diane a les épaules” © Petit films  - Cheek Magazine
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4. Prévention sexuelle chez les lesbiennes: le grand vide

On a lu pour vous cet article de RTL Girls sur les stéréotypes qui entourent la sexualité lesbienne et ont un impact sur la santé des femmes homosexuelles et on vous le recommande fortement.
“Diane a les épaules” © Petit films  - Cheek Magazine
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5. La césarienne, un mode d'accouchement mal perçu (et souvent mal vécu) en France

En France, un bébé sur cinq naît par césarienne. C’est deux fois plus qu’au début des années 80. Mais pour les femmes qui en ont fait l’expérience, la césarienne est souvent vécue comme un traumatisme. A contrario, celles qui en font la demande ne sont pas entendues. Pourquoi ce mode de naissance a-t-il si mauvaise réputation?
“Diane a les épaules” © Petit films  - Cheek Magazine
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7. Il n'y a rien de honteux à préférer les serviettes aux tampons

On a lu pour vous cette tribune, publiée sur Mashable, qui dénonce les moqueries visant les femmes qui utilisent des serviettes pendant leurs règles et on vous la conseille fortement.  
“Diane a les épaules” © Petit films  - Cheek Magazine
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