Ce qui se passe ailleurs

Nigéria

Des femmes et jeunes filles enlevées par Boko Haram témoignent

Cheek passe en revue (de Web) une actu internationale.
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Une foule de jeunes filles portant le voile islamique, le visage fermé, les sourcils froncés: c’est la seule image qui a été diffusée des 276 lycéennes nigérianes retenues par Boko Haram depuis avril 2014. Fortement médiatisé, l’événement est pourtant monnaie courante dans la région. Depuis 2009, elles sont 500 à avoir disparu. 

Alors que certaines d’entre elles ont réussi à échapper à leurs ravisseurs, un rapport d’Human Rights Watch, publié lundi, décrit à partir de leurs témoignages leurs conditions de détention. Mariages ou conversions forcés, tortures, viols, enrôlements de force… Les abus subis par les femmes enlevées sont multiples.  

Je ne peux parler à personne de ce qui s’est passé, même pas à mon mari. Je me sens toujours tellement honteuse et lésée.

Une fois de retour dans leurs familles, elles “se retrouvent totalement seules face à leur détresse, à leurs traumatismes psychologiques et physiques… Et sans aucune aide particulière de la part des autorités qui semblent être un peu dans le déni”, a expliqué Jean-Marie Fardeau, porte-parole de Human Rights Watch, cette semaine sur RFI. De toute façon, le silence est de mise face aux tabous qui entourent les violences sexuelles dans la société nigériane. “Je ne peux parler à personne de ce qui s’est passé, même pas à mon mari. Je me sens toujours tellement honteuse et lésée”, a déclaré une jeune fille de 19 ans qui a été violée

Le gouvernement nigérian avait créé l’espoir en annonçant une future libération des lycéennes. Mais de nouveaux enlèvements avaient été commis les jours suivants la déclaration. Et c’est seulement cinq ans après le début des exactions que l’État est appelé à se mobiliser pour mieux protéger sa population, aider les victimes et poursuivre les responsables.

C.B.

 


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