société

Le Cheek Point

Comment les femmes sont conditionnées à avoir peur quand elles sont seules dans une maison isolée

On a lu pour vous cette tribune sur le Huff Post où une militante féministe évoque la façon dont la société lui a appris à avoir peur de rester seule dans sa maison de campagne, et on vous la conseille. 
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND

Neve Campbell dans “Scream 4” © SND


C’est ainsi que je m’imaginais, à califourchon, sur mon toit, la nuit. Il faut bien penser à mettre ses chaussures, car les ardoises sont retenues par des crochets qui pourraient me faire mal si j’étais pieds nus. Mes Converses feraient l’affaire mais il y a des lacets à mettre, c’est une perte de temps. Je n’ai pas le vertige, s’échapper par une fenêtre de toit ne devrait pas poser de problème. Il faut le faire sans bruit. Ensuite, il faudrait glisser jusqu’à la gouttière, la maison n’est pas haute et en m’y accrochant, je n’aurais pas beaucoup de hauteur à sauter. L’idéal serait d’avoir déjà pris ses clés de voiture. Prévoir de dormir avec. Avoir son portable avec soi. Mais je n’ai aucun réseau. Si je descends dans le salon les chercher, il ne faut pas allumer la lumière, on pourrait me repérer.

Dans une tribune publiée sur le Huff Post et intitulée À celles qui, comme moi, se sentent vulnérables la nuit dans une maison isolée, une militante féministe qui se fait appeler Sophie P. décrit l’improbable scénario qu’elle est amenée à ficeler dans sa tête lorsqu’elle se retrouve seule dans sa maison de campagne, pour parer à la potentielle intrusion d’un tueur ou d’un violeur chez elle. L’autrice du billet, qui explique adorer cette maison et s’y sentir bien “la plupart du temps”, analyse la façon dont la société lui inculque, en tant que femme, à vivre perpétuellement dans la peur, sous la menace d’un agresseur fictif, alors que “la possibilité qu’[elle soit] assassinée par un homme inconnu qui aurait discrètement emprunté [son] chemin […] jusqu’à [sa] maison dans la pénombre est quasi nulle.” Et se demande ce que font les hommes de tout ce temps libre, passé à ne pas imaginer le pire. 

À lire le plus vite possible sur le Huff Post. 


2. Je ne parle plus à ma mère et je vais bien

Faut-il couper les ponts avec une mère toxique? Celles qui ont franchi le pas ne s’en portent pas forcément plus mal. 
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND - Cheek Magazine
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND

6. Avec “La Voyageuse”, Christina Boixière permet aux femmes seules de parcourir le monde en toute sérénité

Avec sa plateforme en ligne La Voyageuse, Christina Boixière propose de mettre en contact les globe-trotteuses avec des “hébergeuses” de confiance. Comme un J’irais dormir chez vous version sororité. Rencontre avec celle pour qui le voyage est gage d’empowerment. 
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND - Cheek Magazine
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND

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À l’orée de la Coupe du monde féminine de football qui se tiendra du 7 juin au 7 juillet dans l’Hexagone, jamais le ballon rond n’a paru aussi accessible aux femmes. Pourtant, l’égal accès au sport préféré des Français·e·s entre les sexes est encore chimérique. Inès Jaurena, joueuse professionnelle, incarne ce combat pour la démocratisation du foot par les femmes, et pour les femmes.
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND - Cheek Magazine
Neve Campbell dans “Scream 4” © SND